Maladie thyroïdienne : l’essentiel de mars

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Les meilleures nouvelles études sélectionnées après analyse de plus de 160 articles cliniques sur la maladie thyroïdienne au cours du mois dernier.


Les patients présentant un goitre sous-sternal sont en moyenne plus âgés, sont plus souvent des Noirs ou des Hispaniques et sont plus susceptibles d’être traités en situation d’urgence ; ils présentent beaucoup plus de complications et ont 73 % plus de risque de mourir pendant l’admission que les patients qui subissent une thyroïdectomie n’étant pas de type sous-sternal.

Source : Am J Surg

Conception de l’étude

  • Base de données nationale d’un échantillon de patients hospitalisés comprenant 110 899 patients ayant subi une thyroïdectomie pour un goitre entre 2000 et 2010, parmi lesquels 5525 ont eu une thyroïdectomie sous-sternale et 105 364 une thyroïdectomie n’étant pas de type sous-sternal.

Principaux résultats

  • Les patients subissant une thyroïdectomie sous-sternale avaient 73 % plus de risque de mourir pendant l’admission que les patients subissant une thyroïdectomie n’étant pas de type sous-sternal (RC : 1,73 ; IC à 95 % : 1,03–2,92).
  • Par rapport aux patients subissant une thyroïdectomie n’étant pas de type sous-sternal, ceux subissant une thyroïdectomie sous-sternale avaient un indice de comorbidité plus élevé, étaient plus susceptibles d’être admis en urgence et avaient en moyenne 6 ans de plus (57,8 ans contre 51,9 ans ; P < 0,0001).
  • Les patients subissant une thyroïdectomie sous-sternale étaient plus susceptibles de présenter des complications postopératoires, y compris une hémorragie/un hématome (RC : 1,34 ; IC à 95 % : 1,09–1,65), une insuffisance respiratoire (RC : 1,94 ; IC à 95 % : 1,48–2,55), une embolie pulmonaire/thrombose veineuse profonde (RC : 2,80 ; IC à 95 % : 2,0–3,92), une hypocalcémie (RC : 1,44 ; IC à 95 % : 1,28–1,62), une hypoparathyroïdie (RC : 1,49 ; IC à 95 % : 1,11–2,00), un pneumothorax iatrogène (RC : 5,00 ; IC à 95 % : 2,60–9,76), une infection du sang (RC : 2,89 ; IC à 95 % : 1,09–7,67) et une perforation accidentelle ou une lacération (RC : 1,69 ; IC à 95 % : 1,13–2,51) liées au cathéter veineux central. Toutes les valeurs ont été corrigées pour prendre en compte la race, le sexe et l’âge.
  • Les patients subissant une thyroïdectomie sous-sternale étaient plus âgés et plus susceptibles d’être noirs (RC : 1,78 ; IC à 95 % : 1,63–1,93) ou hispaniques (RC : 1,19 ; IC à 95 % : 1,06–1,33) que les patients subissant une thyroïdectomie n’étant pas de type sous-sternal. Toutes les valeurs ont été corrigées pour prendre en compte la race, le sexe, l’âge, le payeur principal, la région de l’hôpital et le statut d’enseignement de l’hôpital.
  • Les patients subissant une thyroïdectomie sous-sternale étaient plus susceptibles d’être couverts par Medicare (37,6 % contre 24,1 %) et étaient moins souvent couverts par une assurance privée (49,9 % contre 62,7 %) que ceux subissant une thyroïdectomie n’étant pas de type sous-sternal (P < 0,0001).

Limites                             

  • L’étude est limitée par la faible qualité des informations rapportées dans l’ensemble des données. D’autres détails concernant l’examen des dossiers font également défaut.

Pourquoi est-ce important ?

  • En dépit d’une association signalée entre l’augmentation des complications postopératoires et la thyroïdectomie sous-sternale par rapport à la thyroïdectomie n’étant pas de type sous-sternal, il n’existe pas d’études représentatives à l’échelle nationale qui ont comparé l’incidence des complications ou des caractéristiques démographiques des patients.
  • Le fait que les patients qui subissent une thyroïdectomie sous-sternale sont beaucoup plus âgés que ceux qui subissent une thyroïdectomie n’étant pas de type sous-sternal suggère une progression non traitée du goitre au fil des ans.

Résumé PubMed

 


Un peu plus de la moitié des médecins interrogés prenaient en considération l’âge du patient pour déterminer les taux de thyréostimuline (TSH) visés.

Source : Endocr Pract.

Conception de l’étude

  • Une enquête auprès des membres du Collège américain des médecins (American College of Physicians), de l’Académie américaine des médecins de famille (American Academy of Family Practice), et de la Société d’endocrinologie (Endocrine Society) visant à déterminer l’objectif de TSH dans le traitement de l’hypothyroïdie.

Principaux résultats

  • 389 des 882 médecins éligibles ont rempli le questionnaire : 36,2 % étaient des endocrinologues, 35,2 % des médecins de famille, 26,4 % des internistes et 2,2 % d’autres spécialistes, dont des gériatres, des hospitalistes, des urgentistes, un médecin du travail et un chirurgien endocrinien.
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