Maladie d’Alzheimer : les antipsychotiques sont associés à une accumulation des journées d’hospitalisation


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle étude a identifié un lien significatif entre l’instauration d’un traitement par antipsychotiques et l’accumulation des journées d’hospitalisation chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer (MA), les auteurs ayant affirmé qu’une « surveillance attentive et régulière » est nécessaire pour évaluer la réponse et réduire le risque d’effets et d’événements indésirables dans ce groupe de patients. 

L’étude s’est basée sur la cohorte finlandaise MEDALZ, fondée sur un registre national, qui inclut toutes les personnes non institutionnalisées ayant reçu un diagnostic cliniquement vérifié de MA en Finlande, pour la période 2005–2011 (n = 70 718).  

Les chercheurs ont comparé l’accumulation des journées d’hospitalisation entre les personnes ayant commencé à prendre des antipsychotiques et celles n’ayant pas commencé à en prendre (19 909 paires appariées). Les comorbidités, les médicaments concomitants et le temps écoulé depuis le diagnostic de la MA ont été pris en compte dans les analyses. 

Les auteurs ont rapporté qu’au cours d’un suivi de 2 ans, les personnes ayant commencé à prendre des antipsychotiques comptabilisaient 53 % de journées d’hospitalisation supplémentaires, par rapport aux personnes n’ayant pas commencé à en prendre. Les personnes ayant commencé à prendre des antipsychotiques comptabilisaient davantage de journées d’hospitalisation pour des diagnostics primaires incluant la démence, les troubles mentaux et comportementaux, les maladies du système respiratoire et uro-génital, les troubles cardiovasculaires et les symptômes tels que la fatigue, par rapport aux personnes n’ayant pas commencé à en prendre. Les personnes ayant commencé à prendre des antipsychotiques comptabilisaient également davantage de journées d’hospitalisation en raison des jours de congé de leur soignant.

L’étude a également révélé que la proportion de personnes n’ayant fait l’objet d’aucune hospitalisation était plus élevée chez les personnes n’ayant pas commencé à prendre des antipsychotiques (34,1 %), par rapport aux personnes ayant commencé à en prendre (23,8 %) durant le suivi. 

Les résultats ont été publiés dans la revue Journal of the American Medical Directors Association.