Méthylphénidate : le spécialiste hospitalier doit être le premier prescripteur

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Quatre ans après son premier état des lieux (juillet 2013) sur l'utilisation du méthylphénidate (Ritaline®, RitalineLP®, ConcertaLP®, QuasymLP® et Médikinet®), l'ANSM (Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé) constate que les recommandations de la HAS restent aussi mal suivies : un tiers des prescriptions de ce médicament sont initiées par des libéraux (généralistes ou spécialistes), alors qu'elles ne devraient l'être que par un spécialiste hospitalier rompu à la problématique de son indication principale, le TDAH (trouble déficit de l'attention/hyperactivité). Tout aussi inquiétant même si cela reste un phénomène minoritaire, le médicament reste prescrit à des adultes sans que cela fasse suite à un traitement initié dans l'enfance ou l'adolescence. En revanche, aucun effet indésirable nouveau n'a été rapporté.

Le TDAH concerne entre 190 000 et 480 000 enfants de 6 à 17 ans en France (2 à 5 % de cette population). Mis sur le marché en 1996, le méthylphénidate a connu une progression importante de ses ventes à partir de 2004. Elle le reste : entre 2012 et 2014, le nombre de ses utilisateurs a augmenté d'environ 20 % (48 895 en 2014) et celui de ses utilisateurs ...