Lymphomes B agressifs : l’IMC lié aux résultats de R-CHOP-14 chez les femmes

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À retenir

  • Chez les femmes de plus de 60 ans atteintes de lymphomes B agressifs traitées par R-CHOP-14 (rituximab et cyclophosphamide, doxorubicine, vincristine et prednisolone à des intervalles de 14 jours), l’obésité a constitué un facteur de risque de survie sans événement (SSE), de SSP et de SG inférieures.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les données sur les résultats chez les patients obèses atteints d’un lymphome sont contradictoires.

Conception de l’étude

  • Données de RICOVER-60 provenant de 576 patients atteints de lymphomes B agressifs ayant reçu R-CHOP-14.
  • Les résultats ont été analysés selon l’IMC (au moins 30 kg/m2 contre IMC inférieur à 30 kg/m2) et le sexe.
  • Tous les patients étaient âgés de plus de 60 ans.
  • Financement : Deutsche Krebshilfe.

Principaux résultats

  • 42 % des patients présentaient une surcharge pondérale (IMC : ≤ 25 à < 30 kg/m2), 19 % des patients étaient obèses (IMC : ≥ 30 kg/m2) à l’instauration du traitement.
  • Aucune différence significative en termes de SSE, de SSP et de SG n’a été observée chez l’ensemble des patients, par rapport aux patients de sexe masculin.
  • Résultats supérieurs chez les femmes non obèses par rapport aux femmes obèses en termes de SSE (P = 0,041), de SSP (P = 0,038) et de SG (P = 0,031) ; les résultats ont été confirmés dans des analyses multivariées corrigées pour prendre en compte les facteurs de risque de l’indice pronostique international.
  • Certains centres ont limité la dose de l’immunochimiothérapie chez les patients présentant une surface corporelle (SC) supérieure à 2 m2 ; aucune différence significative en termes de SSE, de SSP ou de SG n’a été observée, quel que soit le sexe et quelle que soit la réduction de cyclophosphamide due à une SC élevée.

Limites

  • Données rétrospectives.