Lymphome secondaire du SNC : le tisagenlecleucel se montre actif et présente un risque faible de neurotoxicité

  • Frigault MJ & al.
  • Blood
  • 18 juil. 2019

  • Par David Reilly
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les résultats d’une analyse des résultats en situation réelle suggèrent qu’un traitement par lymphocytes T à récepteur antigénique chimérique (Chimeric Antigen Receptor, CAR) à base de tisagenlecleucel peut être une option viable pour les patients atteints d’un lymphome non hodgkinien à cellules B (LNH-B) en rechute/réfractaire (R/R), avec une atteinte active du système nerveux central (SNC).

Pourquoi est-ce important ?

  • Les patients présentant une atteinte active du SNC ont été exclus des essais cliniques sur le tisagenlecleucel dans le cadre du LNH-B R/R, en raison d’inquiétudes concernant la neurotoxicité potentielle.

Protocole de l’étude

  • Les résultats du traitement ont été analysés chez huit patients lourdement prétraités, atteints d’un lymphome secondaire du SNC et traités dans un seul établissement par lymphocytes T-CAR à base de tisagenlecleucel.
  • Les patients avaient reçu une médiane de 5 traitements préalables (intervalle : 3–6).
  • Âge médian des patients : 50 ans (intervalle : 17–79).
  • Deux des huit patients présentaient une maladie systémique en plus de l’atteinte du SNC au moment de la perfusion de tisagenlecleucel.
  • Financement : aucun.

Principaux résultats

  • Des élévations des marqueurs inflammatoires ont suggéré qu’une maladie systémique active n’était pas une condition préalable à l’expansion des lymphocytes T-CAR.
  • Le tisagenlecleucel a démontré une activité au sein du SNC.
  • Aucun cas de neurotoxicité de grade supérieur ou égal à 1 n’a été rapporté.
  • Aucun patient n’a nécessité du tocilizumab ou des stéroïdes à haute dose pour la prise en charge d’un syndrome de libération des cytokines ou d’une neurotoxicité.

Limites

  • Population de l’étude et durée de suivi limitées ; données rétrospectives.