Lymphome à cellules du manteau R/R : un nouveau traitement par lymphocytes T CAR permet d’obtenir un taux de réponse élevé dans le cadre d’un essai de phase II

  • Wang M & al.
  • N Engl J Med
  • 2 avr. 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Une perfusion unique de KTE-X19, un nouveau traitement par lymphocytes T à récepteur antigénique chimérique (Chimeric Antigen Receptor, CAR), permet d’obtenir une réponse durable chez des patients atteints d’un lymphome à cellules du manteau en rechute ou réfractaire, après un échec du traitement par inhibiteur de la tyrosine kinase de Bruton.
  • Le traitement est associé à un taux plus élevé de toxicités graves.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les patients atteints d’une maladie en rechute/réfractaire présentent un pronostic défavorable et nécessitent de nouvelles options thérapeutiques.

Protocole de l’étude

  • L’essai multicentrique de phase II ZUMA-2 a évalué 74 patients atteints d’un lymphome à cellules du manteau en rechute ou réfractaire ayant reçu du KTE-X19.
  • Financement : Kite, une filiale de Gilead.

Principaux résultats

  • Une analyse primaire de l’efficacité a été réalisée chez 60 patients traités et suivis pendant 7 mois.
    • Le taux de réponse objective était de 93 % (taux de réponse complète : 67 %).
  • La durée de suivi médiane était de 12,3 mois.
  • Population générale :
    • 75 % des patients ont obtenu une réponse objective et 59 % une réponse complète.
    • À la date limite de recueil des données, 57 % des patients ayant obtenu une réponse complète étaient en rémission.
  • À 12 mois :
    • Le taux de survie sans progression (SSP) était de 61 %.
    • Le taux de survie globale (SG) était de 83 %.
  • Le taux d’événements indésirables de grade supérieur ou égal à 3 était de 99 %.
    • Les plus fréquents étaient la cytopénie (94 %) et les infections (32 %).
    • Un syndrome de libération des cytokines non fatal et des événements neurologiques sont survenus chez 15 % et 31 % des patients, respectivement.
  • 68 % des patients ont présenté des toxicités graves.

Limites

  • Étude à groupe unique.