Lyme : un front uni réclame la réécriture des dernières recommandations de la HAS

  • Aurélie Haroche

  • JIM Actualités métier
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Paris, le lundi 23 juillet 2018 - Parmi les multiples maux dont ont souffert les patients qui s'affirment atteints d'une forme chronique atypique de la maladie de Lyme (confortés dans cette voie par certains médecins), l'errance thérapeutique est fréquemment évoquée. Ils décrivent des parcours marqués par des dizaines de consultations et de multiples examens, voire des traitements successifs, qui n'ont pourtant pas permis d'élucider leur cas. Pour eux, la dénomination « maladie de Lyme » apparaît comme un salut, même si dans de nombreux cas, les traitements prétendument miraculeux mis en place (non dénués de risque) ne parviennent pas à mettre fin à leurs souffrances.

Le très flou SSPT

exposés aux tiques et qui présentent des signes cliniques polymorphes et non expliqués, pouvant être invalidants

Cette définition laisse interdits les spécialistes des maladies infectieuses. « Tous les gens fatigués qui viennent en consultation, on va leur dire qu'ils ont le SPTT ? » s'interroge, avec désolation, France Roblot, vice-présidente de la Société de Pathologie infectieuse de langue française (SPILF), citée par Pourquoi Docteur.

Une méthode discutable

aucune donnée validéela méthode d'écriture de cette recommandation ne répond pas aux critères de qualité habituels de la HASdont le contenu est dénué de tout fondement scientifique

Des centres pour ceux dont les symptômes restent inexpliqués

Dans ces cas, il faut dire aux patients qu'il n'y a aucune raison d'aller au-delà de 28 jours : c'est important que les patients soient informés