Lyme : quels signes fonctionnels distinguent les cas confirmés des autres ?

  • Voitey M & al.
  • Med Mal Infect
  • 10 nov. 2019

  • Par Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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À retenir

Dans une cohorte française rétrospective, les signes fonctionnels présentés par les sujets dont la borréliose de Lyme est confirmée sont globalement moins nombreux que chez les sujets consultant pour une suspicion de borréliose non confirmée par la biologie. L’asthénie et les douleurs généralisées sont globalement moins fréquentes chez les cas confirmés et seules les douleurs neuropathiques sont plus fréquentes parmi les cas confirmés. Par ailleurs, les cas confirmés avaient été en moyenne plus récemment en contact avec une tique et présentaient des signes fonctionnels plus récents.

Ces données, obtenues à partir d’une étude monocentrique, suggèrent que face à l’incertitude diagnostique, les praticiens ne devraient pas considéré le nombre ou l’ancienneté des signes fonctionnels comme un argument en faveur du diagnostic différentiel de borréliose de Lyme.

Une analyse menée à partir de patients de Franche-Comté

Cette analyse rétrospective a été conduite en région Franche-Comté, où la prévalence de la borréliose est particulièrement élevée. Elle a regroupé 355 patients parmi lesquels 48 ont eu un diagnostic confirmé ou probable, et 307 sujets pour lesquels le diagnostic n’a pas été confirmé.

Les deux groupes n’étaient pas différents en termes de sex ratio et d’âge moyen (54 vs 50 ans, p=0,13). En revanche, le nombre de signes fonctionnels était significativement moins élevé dans le groupe dont le diagnostic était confirmé que dans l’autre (1,85 vs 3,55 signes, p vs 16%, p vs 66%, p=0,02), dans les 3 mois précédents (33% vs 5%).

La comparaison des signes fonctionnels a permis d’observer une prévalence moins élevée de troubles psychiatriques chez les patients dont le diagnostic était confirmé (4% vs 14%), Ils présentaient aussi plus souvent une asthénie (59% vs 17%), des douleurs généralisées (10% vs 31%), des myalgies (10% vs 32%), des troubles de la mémoire (4% vs 16%) ou une irritabilité (2% vs 23%). Aucune différence n'a été observée concernant les arthralgies (23% vs 22%) ou les paresthésies (10% vs 11%,). Seule les douleurs neuropathiques étaient plus fréquentes (23% vs 13%).