Lyme : le Collège des généralistes enseignants déconseille d'appliquer les recommandations de la HAS !

  • Aurélie Haroche

  • JIM Actualités métier
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Paris, le mercredi 11 juillet 2018 - Le tollé contre les recommandations de la Haute autorité de Santé (HAS) concernant la maladie de Lyme n'en finit pas. Fin juin, la HAS décrivait une pathologie jusqu'alors non répertoriée "officiellement" le « Syndrome persistant polymorphe après possible piqûre de tique » (SPPT). Selon l'institution, ce diagnostic peut être posé chez des patients ayant pu être « exposés aux tiques et qui présentent des signes cliniques polymorphes et non expliqués, pouvant être invalidants ». Sans parfaitement satisfaire ceux qui associent au terme "maladie de Lyme" des symptômes très divers, avec ou sans morsure de tique, cette innovation de la HAS a suscité l'irritation de tous ceux qui attendaient des recommandations basées sur la science et une inquiétude quant à la vulnérabilité des instances publiques face à différentes pressions. Ainsi, la très grande majorité des sociétés savantes de maladies infectieuses ont réagi pour dénoncer cette approche, suivies par l'Association française pour l'information scientifique et enfin la semaine dernière l'Académie de médecine. Cette dernière a fustigé sans nuance des propositions qualifiées d'ineptes et dispendieuses.

Complexifier la tâche du médecin et aggraver le sort des patients

ne s'appuient aucunement sur des données scientifiques validesopinions de groupes de pression poursuivant des intérêts particuliers ont été prises en compte aux dépens des données de la science et de l'approche centrée patientiatrogénie importanteescalade d'examens complémentairesconfusioncompliquer le travail des professionnels et d'aggraver le sort des patients

Qui s'y frotte, ne s'y pique pas forcément

Borrelia burgdorferi