Lutter contre les interactions médicamenteuses chez les patients atteints de cancers GI

  • Riechelmann RP.
  • ESMO WCGC 2020
  • 4 juil. 2020

  • Par Pavankumar Kamat
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Chez les patients atteints de cancers gastro-intestinaux (GI), les cliniciens doivent éviter autant que possible la polypharmacie ou faire preuve de prudence concernant les associations potentiellement dangereuses, a déclaré Rachel P. Riechelmann, docteure en médecine, à l’occasion d’un discours inaugural lors du 22e congrès mondial sur le cancer gastro-intestinal (World Congress on Gastrointestinal Cancer, WCGC) de la Société européenne d’oncologie médicale (European Society for Medical Oncology, ESMO). 
  • Elle a ajouté qu’ils doivent surveiller les événements indésirables afin de prévenir toute interaction médicamenteuse pouvant mettre en jeu le pronostic vital.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les études en situation réelle portant sur la survenue d’interactions médicamenteuses chez les patients en oncologie sont rares.

Points clés

  • La fréquence des interactions médicamenteuses cliniquement importantes dans les essais en oncologie est comprise entre 3 % et 17 %, selon le mécanisme d’interaction. 
  • Une étude a suggéré que 4 % des décès dans les services d’oncologie à l’hôpital surviennent en raison de réactions ou d’interactions médicamenteuses indésirables. 
  • Une autre étude a suggéré que les interactions médicamenteuses sont responsables de 2 % des hospitalisations non électives chez les patients cancéreux.
  • Les interactions médicamenteuses fréquentes en oncologie concernent la prise d’aspirine, de warfarine, de bêtabloquants et de corticostéroïdes.
  • L’une des principales interactions médicamenteuses dangereuses chez les patients atteints de cancers GI survient entre les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) et les schémas chimiothérapeutiques à base de capécitabine.
  • Des données issues d’essais cliniques ont démontré une association entre les IPP et un risque accru de progression chez les patients atteints d’un cancer colorectal recevant un traitement adjuvant par CapOx (capécitabine et oxaliplatine) ou FOLFOX (leucovorine calcique [acide folinique], fluorouracile et oxaliplatine).
  • Les données issues de l’essai LOGIC ont révélé que les IPP ont un effet significatif sur la survie sans progression (SSP) et la survie globale (SG), chez des patients atteints d’un cancer gastrique à récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain positif (Human Epidermal Growth Factor Receptor 2-positive, HER2+) traités par CapOx, avec ou sans lapatinib.

Commentaire

  • Dr Riechelmann : Chaque clinicien doit élaborer sa propre liste d’associations dangereuses à éviter, si possible.
  • Si ces associations sont nécessaires, les patients doivent être informés du risque potentiel et la survenue d’événements indésirables doit être étroitement surveillée.