Lobectomie : le protocole STAR permet une sortie de l’hôpital le lendemain de l’intervention

  • Greer S & al.
  • Ann Thorac Surg
  • 15 août 2018

  • Par Kelli Whitlock Burton
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Une approche standardisée du protocole de réduction des fuites d’air (Standardized Approach to Air Leak Reduction, STAR) a permis d’augmenter de manière significative le nombre de patients atteints d’un cancer du poumon qui ont pu sortir de l’hôpital le lendemain d’une résection pulmonaire, ce qui est significativement inférieur à la durée d’hospitalisation (DH) moyenne de 5,3 jours rapportée dans la base de données de chirurgie thoracique de la STS (STS Thoracic Database).
  • Une sortie plus précoce de l’hôpital n’était pas associée à une augmentation du taux de mortalité à 30 jours ou de réadmission à 30 jours.

Pourquoi est-ce important ?

  • La technique STAR est utilisée chez tous les patients faisant l’objet d’une résection pulmonaire. Elle consiste à utiliser une technique opératoire sans fissure, un renforcement des lignes d’agrafage et une gestion du drain thoracique conforme au protocole.

Protocole de l’étude

  • 390 patients ont fait l’objet d’une lobectomie entre juin 2010 et juin 2017.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • 38 % des patients sont sortis de l’hôpital au jour postopératoire (JPO) 1, et 62 % sont sortis plus tard (DH moyenne : 3,9 jours).
  • Les patients du groupe sorti au JPO 1 étaient moins susceptibles de rentrer chez eux avec un drain thoracique (7 % contre 21 % ; P = 0,0001) et ont obtenu une incidence plus faible de fuites d’air prolongées (1 % contre 9 % ; P = 0,0016).
  • Aucune augmentation de la morbidité, de la mortalité et des réadmissions à 30 jours n’a été observée entre les groupes.
  • Les taux de réadmission étaient similaires entre les groupes (2 % pour le groupe sorti au JPO 1, contre 5 % pour les autres ; P = 0,065).
  • Le nombre de patients sortis au JPO 1 a augmenté, passant d’une moyenne de 23 % au cours des trois premières années à 63 % au cours des trois dernières.

Limites

  • Étude rétrospective monocentrique qui n’a inclus qu’un seul chirurgien.