Lobectomie avec résection-anastomose bronchique dans le cadre du cancer du poumon central : chirurgie ouverte ou CTVA ?

  • Yang Y & al.
  • Ann Surg Oncol
  • 8 juil. 2020

  • Par Kelli Whitlock Burton
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les résultats oncologiques et de survie sont similaires entre la chirurgie thoracoscopique vidéoassistée (CTVA) et la chirurgie ouverte pour une lobectomie avec résection-anastomose bronchique (LRAB), dans le cadre du cancer du poumon central.
  • La CTVA est associée à une réduction des complications postopératoires.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les études précédentes portant sur l’approche CTVA pour la LRAB ont produit peu de données concernant les résultats oncologiques.

Méthodologie

  • L’étude a inclus 187 patients, issus de la base de données du cancer du poumon de Chine occidentale, atteints d’un cancer du poumon central et ayant fait l’objet d’une LRAB par CTVA (n = 44) ou chirurgie ouverte (n = 143).
  • Financement : Hôpital de l’Ouest de la Chine ; Programme clé de Science et de Technologie de la province du Sichuan, Chine.

Principaux résultats

  • La maladie de stade N0 était plus fréquente avec la CTVA (68 %) qu’avec la chirurgie ouverte (44 % ; P = 0,019).
  • Chez 13,6 % des patients du groupe CTVA, la CTVA a été convertie en chirurgie ouverte.
  • La durée de la chirurgie était significativement plus longue avec la CTVA :
    • Avant l’appariement selon les scores propension : 222,0 minutes, contre 189,0 minutes (P = 0,003). 
    • Après l’appariement selon les scores propension : 221,8 minutes, contre 185,0 minutes (P = 0,021).
  • Après l’appariement selon les scores de propension (43 paires de patients), la CTVA était associée à :
    • une réduction significative des complications postopératoires : 20,3 %, contre 30,2 % (P = 0,029) ; 
    • une réduction du drainage postopératoire : 875 ml, contre 1 280 ml (P = 0,039).
  • Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes au niveau des marges chirurgicales positives, du nombre total de ganglions lymphatiques et de stations prélevés, de la récidive locale ou distale, ou de la survie globale (SG) et de la survie sans maladie (SSM) à cinq ans.

Limites

  • Il s’agit d’une étude rétrospective.