LMC-PC/LMC-PA : l’asciminib, un ITK distinctement différent, permet d’obtenir des réponses prometteuses

  • Hughes TP & al.
  • N Engl J Med
  • 12 déc. 2019

  • Par David Reilly
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • L’asciminib a permis d’obtenir des réponses favorables et durables chez des patients lourdement prétraités atteints d’une leucémie myéloïde chronique en phase chronique/accélérée (LMC-PC/PA), qui avaient présenté un échec sous traitement par inhibiteurs de la tyrosine kinase (ITK) compétitifs de l’adénosine triphosphate (ATP) disponibles actuellement.

Pourquoi est-ce important ?

  • Contrairement à l’asciminib, les ITK actuellement disponibles ciblent le site de liaison de l’ATP de BCR-ABL1. 
  • La résistance clinique est souvent due à des mutations, telles que T315I, qui entraînent des changements conformationnels dans cette région.

Protocole de l’étude

  • Une étude de phase I portant sur l’asciminib a été menée auprès de 141 patients atteints d’une LMC-PC et de 9 patients atteints d’une LMC-PA, qui avaient présenté une résistance/intolérance à au moins 2 ITK compétitifs de l’ATP.
  • 70 % des patients avaient reçu au moins 3 ITK au préalable.
  • Financement : Novartis Pharmaceuticals.

Principaux résultats

  • La dose maximale tolérée n’a pas été atteinte.
  • Patients sans réponse complète hématologique à l’inclusion ayant obtenu une réponse complète hématologique :
    • LMC-PC sans mutation T315I (n = 113) : 92 % ;
    • LMC-PC avec mutation T315I (n = 28) : 88 % ;
    • LMC-PA (n = 9) : 88 %.
  • Patients sans réponse complète cytogénétique à l’inclusion ayant obtenu une réponse complète cytogénétique :
    • LMC-PC sans mutation T315I : 54 % ;
    • LMC-PC avec mutation T315I : 41 %.
  • Le taux de réponse moléculaire majeure à 12 mois était de 48 % chez les patients atteints d’une LMC-PC sans mutation T315I. La durée médiane de la réponse était supérieure à 61 semaines (intervalle : 4–154).
  • Faible incidence d’effets toxiques limitant la dose.

Limites

  • Étude de phase I.