LMC-PC : certains éléments doivent être pris en compte pour les patients qui arrêtent le traitement par nilotinib

  • Pulte ED & al.
  • Oncologist
  • 24 avr. 2019

  • Par David Reilly
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Chez les patients atteints d’une leucémie myéloïde chronique en phase chronique (LMC-PC) pouvant arrêter le traitement par nilotinib :
    • Une surveillance continue des récidives est nécessaire.
    • Les patients doivent être avertis du risque accru d’événements indésirables musculosquelettiques (EIM).
    • La décision d’arrêter le traitement doit être prise de manière individuelle, selon le souhait, l’état clinique et la capacité à faire l’objet d’un suivi continu des patients.

Pourquoi est-ce important ?

  • En 2017, le résumé des caractéristiques du produit du nilotinib a été mis à jour pour inclure des recommandations concernant l’arrêt du traitement chez les patients éligibles.

Protocole de l’étude

  • Cette mise à jour s’est appuyée sur les études ENESTop et ENESTFreedom, menées auprès de patients présentant une rémission moléculaire de 4,5 (RM4,5) au moment de la sélection, sous traitement par nilotinib pendant au moins deux ans avant et un an après l’inclusion.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • 53,2 % (IC à 95 % : 44,1–62,1 %) des patients de l’étude ENESTop et 48,9 % (IC à 95 % : 41,6–56,3 %) des patients de l’étude ENESTFreedom étaient toujours en rémission 96 semaines après l’arrêt du traitement.
  • Aucun facteur ne permettait de prédire le maintien de la rémission.
  • La majorité des rechutes sont survenues sous 24 semaines ou moins après l’arrêt du traitement, mais d’autres sont survenues bien plus tard, ce qui met en avant la nécessité d’un suivi étroit.
  • 62 % des EIM observés dans l’étude ENESTop et 61 % des EIM observés dans l’étude ENESTFreedom sont survenus sous 24 semaines ou moins de rémission sans traitement ; la majorité était de grade 1/2 en termes de sévérité.

Limites

  • Les effets à long terme de l’arrêt du traitement par nilotinib demeurent inconnus.