LMC en phase chronique : le nilotinib en première intention démontre une réponse et une observance élevées

  • Huguet F & al.
  • Br J Haematol
  • 8 août 2019

  • Par David Reilly
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Dans une étude de 24 mois menée en situation réelle, le nilotinib en première intention a démontré des taux de réponse et d’observance élevés chez les patients atteints d’une leucémie myéloïde chronique en phase chronique (LMC-PC) nouvellement diagnostiquée.

Pourquoi est-ce important ?

  • La plupart des données relatives au nilotinib proviennent d’essais cliniques ; les données probantes issues de situations réelles sont rares.

Protocole de l’étude

  • Une étude observationnelle a été menée afin d’évaluer l’efficacité, la sécurité d’emploi et l’observance du traitement, chez 183 patients atteints d’une LMC-PC nouvellement diagnostiquée recevant du nilotinib en première intention dans le cadre de la pratique clinique quotidienne.
  • Une maladie indétectable au niveau moléculaire (MIM) a été définie comme supérieure ou égale à 10 000 transcriptions d’ABL1.
  • L’âge médian des patients était de 54 ans.
  • Financement : Novartis Pharma France.

Principaux résultats

  • 66,7 % des patients recevaient toujours du nilotinib au mois 24 ; 33,3 % des patients avaient arrêté le traitement.  
  • À l’issue de l’évaluation moléculaire au mois 24 (n = 112) :
    • 95,5 % des patients ont obtenu une réponse moléculaire majeure (RMM) ;
    • 64,3 % des patients ont obtenu une réponse moléculaire profonde ;
    • 32,1 % des patients ont présenté une MIM.
  • 77,0 % des patients ont rempli l’intégralité du questionnaire de l’échelle d’évaluation de l’observance au traitement de Morisky, Green et Levine (Morisky Green Levine Medication Adherence Scale, MGLS) au mois 24.
    • L’observance au nilotinib était de 89,4 % (IC à 95 % : 81,3–94,3 %) au mois 24 (définie comme supérieure ou égale à 3 au questionnaire MGLS).
  • 59,0 % des patients ont présenté au moins 1 événement indésirable (EI). Les EI associés au nilotinib les plus fréquents étaient le prurit (14,8 %) et l’asthénie (13,7 %).

Limites

  • Un patient sur cinq n’a pas rempli le MGLS durant le suivi.