LMA : une rechute dans les trois mois suivant la greffe prédit une survie défavorable

  • de Jong G & al.
  • Eur J Haematol
  • 14 août 2019

  • Par David Reilly
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Chez les patients atteints d’une leucémie myéloïde aiguë (LMA) qui rechutent moins de trois mois après une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (allo-GCSH), le pronostic de survie est inférieur.

Pourquoi est-ce important ?

  • Une rechute après une allo-GCSH représente 30 %–40 % des décès après la greffe.

Protocole de l’étude

  • Une analyse des résultats de 83 patients atteints d’une LMA ayant rechuté après une allo-GCSH a été réalisée.
  • Tous les patients évalués avaient fait l’objet d’une greffe entre 2010 et 2016 et présenté une rechute avant la fin de l’année 2017.
  • 80 patients étaient atteints d’une LMA ; 3 d’une leucémie myélomonocytaire chronique ou de syndromes myélodysplasiques à risque élevé.
  • Les patients ont été stratifiés selon l’intention de traiter : traitement curatif (ITC ; n = 50), par rapport aux meilleurs soins de soutien (MSS ; n = 33).
  • Âge médian au moment de l’allo-GCSH : 54 ans (intervalle interquartile : 47–62).
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • 44 % des patients du groupe ITC ont obtenu une rémission complète (RC) avec une chimiothérapie de réinduction ; la moitié de ces patients ont survécu jusqu’à la fin de la période d’observation.
  • 69 % des survivants avaient reçu un traitement par cytarabine à haute intensité et un traitement de consolidation immunologique ultérieur.
  • La survenue d’une rechute moins de 3 mois après la greffe était un facteur significativement prédictif de survie inférieure (P = 0,004).
  • Plus de 50 % des patients ont présenté une rechute moins de 6 mois après la greffe ; la survenue d’une rechute moins de 6 mois après la greffe n’était pas un facteur significativement prédictif de survie inférieure.

Limites

  • Données rétrospectives.