LMA : des interventions nutritionnelles avant la greffe pourraient-elles permettre d’améliorer la SG ?

  • Ando T & al.
  • Int J Hematol
  • 8 avr. 2019

  • Par David Reilly
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Chez les patients atteints d’une leucémie myéloïde aiguë (LMA) ayant fait l’objet d’une chimiothérapie de référence, une perte de poids au moment de la greffe de cellules souches hématopoïétiques (GCSH) était associée à de moins bons résultats de survie.

Pourquoi est-ce important ?

  • Il s’agit de l’une des études les plus importantes concernant les variations de poids et les résultats après une GCSH dans ce contexte.

Protocole de l’étude

  • Une étude a été menée afin d’évaluer les associations entre les variations de l’IMC après une chimiothérapie intensive et les résultats de survie après une GCSH chez 184 patients atteints d’une LMA nouvellement diagnostiquée.
  • Stratification des patients selon la différence entre l’IMC au moment de la greffe et l’IMC au moment du diagnostic (d-IMC) :
    • 13,1 % présentaient une d-IMC inférieure à -2 kg/m2.
    • 70,6 % présentaient une d-IMC comprise entre -2 et +2 kg/m2.
    • 16,3 % présentaient une d-IMC supérieure à +2 kg/m2.
  • Financement : Groupe coopératif de recherche en hématologie de Yokohama.

Principaux résultats

  • Survie sans réaction du greffon contre l’hôte (SSGH), selon la catégorie de la d-IMC (P = 0,0067) :
    • 16,1 % (IC à 95 % : 5,1–31,4 %) chez les patients présentant une d-IMC inférieure à -2 kg/m2.
    • 45,4 % (IC à 95 % : 36,4–53,7 %) chez les patients présentant une d-IMC comprise entre -2 et +2 kg/m2.
    • 41,7 % (IC à 95 % : 22,2–60,1 %) chez les patients présentant une d-IMC supérieure à +2 kg/m2.
  • À l’analyse multivariée :
    • Une corrélation significative a été identifiée entre une d-IMC inférieure à -2 kg/m2 et une moins bonne SG, comparativement au groupe ayant maintenu son poids : RR de 1,78 ; IC à 95 % : 1,02–3,14 ; P = 0,045.
    • Une association significative a été identifiée entre une d-IMC inférieure à -2 kg/m2 et une moins bonne SSGH : RR de 2,34 ; IC à 95 % : 1,16–4,35 ; P = 0,007.

Limites

  • Échantillon de taille limitée.