LLA pédiatrique : les effets tardifs du traitement évoluent chez les survivants

  • Mulrooney DA & al.
  • Lancet Haematol
  • 8 mai 2019

  • Par David Reilly
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Chez les survivants d’une leucémie lymphoblastique aiguë (LLA) pédiatrique, les effets tardifs du traitement persistent et ont évolué avec l’émergence de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le succès des traitements de plus en plus récents dans ce contexte est largement commenté, mais les effets à long terme pertinents qui en émergent sont peu abordés.

Protocole de l’étude

  • Une étude a été menée afin d’évaluer les résultats à long terme chez 980 survivants d’une LLA pédiatrique, comparativement à 272 témoins appariés.
  • Les données des patients provenaient de l’étude de cohorte à vie de l’hôpital St. Jude (SJLIFE).
  • Les survivants avaient fait l’objet de différents protocoles entre 1962 et 2007.
  • Financement : Subvention de soutien aux centres de cancérologie (Cancer Center Support [CORE] Grant) attribuée à l’hôpital de recherche pédiatrique St. Jude (St. Jude Children’s Research Hospital)∘; Association des organisations caritatives américaines, libanaises et syriennes (American Lebanese Syrian Associated Charities).

Principaux résultats

  • Nombre moyen de pathologies médicales à l’âge de 30 ans :
    • 3,2 (IC à 95 % : 2,9–3,4) pathologies de grades 2–4 pour chaque survivant d’une LLA, contre 1,2 (IC à 95 % : 1,0–1,4) chez les témoins.
  • La majorité des patients traités entre 1962 et 1991 ont fait l’objet d’une radiochimiothérapie prophylactique, et les pathologies de grades 2–4 associées comprenaient des tumeurs ultérieures, des séquelles neurologiques, des endocrinopathies et des complications infectieuses.
  • Chez les patients traités par les protocoles récents, entre 1991 et 2007 :
    • Les effets prédominants étaient musculosquelettiques et endocriniens.
    • Le taux de dysfonctionnement de l’hypothalamus a diminué parallèlement à la baisse du recours à la radiothérapie crânienne.
    • Les perturbations du métabolisme du glucose sont devenues plus manifestes.

Limites

  • Données rétrospectives.