LLA à cellules B Ph- R/R : une étude identifie les trois composantes de la « guérison »

  • Bassan R & al.
  • Adv Ther
  • 7 mars 2019

  • Par David Reilly
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les résultats d’une étude Delphi suggèrent que la perception de la « guérison » chez les patients atteints d’une leucémie lymphoblastique aiguë (LLA) à précurseurs B et à chromosome Philadelphie négatif (Ph-) en rechute/réfractaire repose sur trois critères.

Pourquoi est-ce important ?

  • Dans ce contexte, le pronostic est défavorable et le concept de « guérison » est largement contesté.

Protocole de l’étude

  • Une étude Delphi a été menée auprès de neuf hématologues et d’un hémato-oncologue concernant ce que signifie la guérison chez les patients atteints d’une LLA R/R.
  • Financement : Amgen Inc.

Principaux résultats

  • Les cliniciens sont parvenus à un consensus concernant trois composantes de la guérison, qui s’organisent de manière échelonnée :
    • la rémission complète : l’élément le plus important entre les mois 1 et 3, puisqu’il s’agit du meilleur indicateur précoce de la réponse au traitement ;
    • la maladie résiduelle négative : l’élément le plus important entre les mois 3 et 6 du traitement, puisqu’il confirme l’éradication des cellules malignes ;
    • la prolongation de la survie : l’élément le plus important après le mois 6, dans la mesure où les deux résultats précédents ont été obtenus.
  • 80 % des cliniciens s’accordaient à dire qu’un patient pouvait être considéré comme « guéri » après 2 ans sans traitement ; un fort consensus a été atteint pour dire qu’un patient pouvait être considéré comme « guéri » après 3 ans sans traitement, d’après l’évolution naturelle de la maladie.

Limites

  • Échantillon de taille limitée.
  • Les méthodes d’évaluation de la maladie résiduelle et les valeurs seuils pour déterminer une maladie résiduelle négative demeurent controversées.