Limites des bénéfices de l’activité physique sur la santé mentale


  • Danielle Barron
  • Univadis Actualités médicales
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Certains types d’activité physique pratiquée pendant une certaine durée et à certaines fréquences pourraient être plus efficaces que d’autres pour améliorer la santé mentale, selon une nouvelle étude de grande envergure.

Les habitudes en matière d’activité physique de plus de 1,2 million d’adultes aux États-Unis ont été examinées dans le cadre de la recherche et publiées dans la revue The Lancet Psychiatry. Les chercheurs ont analysé les données de l’enquête du système de surveillance des facteurs de risque comportementaux recueillies par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention) entre 2011 et 2015. Ils ont ensuite comparé le nombre de jours de mauvaise santé mentale autodéclarée entre les personnes ayant pratiqué une activité physique et celles n’en ayant pas pratiqué et ont examiné les effets selon le type d’activité physique, sa durée, sa fréquence et son intensité à l’aide de méthodes de régression corrigées pour prendre en compte les facteurs confusionnels potentiels. 

Tous les types d’activité physique ont été associés à une réduction du fardeau pesant sur la santé mentale. Les associations les plus marquées ont été constatées pour les sports d’équipe populaires ainsi que pour les personnes ayant pratiqué une activité physique pendant une durée comprise entre 30 et 60 minutes par séance, à raison de 3 à 5 fois par semaine. Les plages de valeurs extrêmes correspondant à plus de 23 séances par mois, ou à une durée supérieure à 90 minutes par séance, ont été associées à une moins bonne santé mentale. 

Les auteurs ont déclaré que certains types d’activité physique pratiquée pendant certaines durées et à certaines fréquences pourraient être des objectifs cliniques plus efficaces que d’autres pour réduire le fardeau pesant sur la santé mentale et que cette question mérite d’être étudiée de manière plus approfondie.