LH pédiatrique : les survivants à long terme présentent un risque élevé de tumeurs solides

  • AS Holmqvist, et al.
  • Cancer
  • 18 déc. 2018

  • Par David Reilly
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les survivants à long terme d’un lymphome de Hodgkin (LH) pédiatrique présentent un risque considérablement accru de développer des tumeurs solides, ce qui justifie une intensification des dépistages ciblés chez les individus à haut risque.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les survivants d’un LH sont connus pour présenter un risque plus élevé de tumeurs supplémentaires, mais les données à long terme demeurent rares.

Protocole de l’étude

  • Une étude a été menée afin d’évaluer le risque à long terme de cancers solides chez 1 136 survivants d’un LH pédiatrique.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • 162 cas de cancer solide ont été identifiés au cours d’une durée médiane de suivi de 26,6 ans.
  • Le risque de cancer solide était 14 fois plus élevé chez les survivants d’un LH, comparativement à la population générale.
  • L’incidence cumulative de tous les cancers solides était de 26,4 % chez les survivants d’un LH, 40 ans après le diagnostic de LH.
  • Facteurs de risque principaux selon le type de tumeur :
    • cancer du sein : femmes ayant reçu un diagnostic de LH entre 10 et 16 ans et ayant fait l’objet d’une radiothérapie thoracique ;
    • cancer du poumon : hommes ayant fait l’objet d’une radiothérapie thoracique avant l’âge de 10 ans ;
    • cancer colorectal : survivants d’un LH ayant fait l’objet d’une radiothérapie abdominale/pelvienne et ayant reçu de fortes doses d’agents alkylants ;
    • cancer de la thyroïde : femmes ayant fait l’objet d’une radiothérapie au niveau du cou avant l’âge de 10 ans.
  • Incidence cumulative des types de tumeurs chez les patients présentant le risque le plus élevé à l’âge de 50 ans :
    • sein : 45,3 % ;
    • poumon : 4,2 % ;
    • colorectal : 9,5 % ;
    • thyroïde : 17,3 %.

Limites

  • Données rétrospectives.