LF : les réponses sont-elles progressivement toujours plus courtes dans le cadre des traitements à base de rituximab ?

  • Rivas-Delgado A & al.
  • Br J Haematol
  • 4 déc. 2018

  • Par David Reilly
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Malgré une amélioration des résultats chez les patients atteints d’un lymphome folliculaire (LF) qui reçoivent un traitement de première intention à base de rituximab, l’histoire naturelle de la maladie demeure caractérisée par une durée de réponse plus courte après chaque rechute. 

Pourquoi est-ce important ?

  • L’effet ou non du rituximab sur le schéma de réponse/rechute demeure controversé.

Protocole de l’étude

  • Une étude a été menée afin d’évaluer la durée des réponses chez 348 patients atteints d’un LF nouvellement diagnostiqué, qui ont fait l’objet d’une immunochimiothérapie à base de rituximab.
  • Financement : Instituto de Salud Carlos III, Ministerio de Economia y Competitividad.

Principaux résultats

  • 348 patients ont reçu un traitement de première intention, 111 ont reçu un traitement de deuxième intention et 41 ont reçu un traitement de troisième intention. La SSP médiane après chaque ligne de traitement était respectivement de 10,6 ans (IC à 95 % : 8,0–13,2), 2,4 ans (IC à 95 % : 1,15–3,7) et 2 ans (IC à 95 % : 1,4–2,5).  
  • Pourcentage de patients obtenant une durée de réponse de cinq ans :
    • 62 % (IC à 95 % : 56,6–67,3 %) après le traitement de première intention ;
    • 39 % (IC à 95 % : 48,6–28,6 %) après le traitement de deuxième intention ;
    • 24 % (IC à 95 % : 39,7–8,8 %) après le traitement de troisième intention.
  • Lors de l’analyse multivariée, les facteurs prédictifs les plus importants dans le cadre d’une première durée de réponse plus longue comprenaient un traitement d’entretien par rituximab (RR : 2,14 ; P = 0,003), un taux normal de bêta-2-microglobuline (RR : 2,32 ; P = 0,001) et l’obtention d’une RC (RR : 3,19 ; P .
  • Ni l’utilisation du rituximab après le traitement de première intention ni l’intensification du traitement à l’aide d’une autogreffe de cellules souches n’ont eu une influence significative sur la deuxième durée de réponse.

Limites

  • Données rétrospectives.