Les vomissements incoercibles de la grossesse sont associés au risque d’autisme


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Les enfants dont la mère présentait des vomissements incoercibles de la grossesse (Hyperemesis Gravidarum, HG) étaient 53 % plus susceptibles d’être diagnostiqués d’un trouble du spectre autistique (TSA), selon une nouvelle étude publiée dans la revue American Journal of Perinatology.

Dans le cadre de l’étude, les chercheurs ont examiné les dossiers médicaux de 469 789 paires mère-enfant ayant accouché dans des hôpitaux du système de santé Kaiser Permanente de Californie du Sud (Kaiser Permanente Southern California, KPSC), entre 1991 et 2014. Durant la période de l’étude, 8 447 enfants (1,8 %) ont reçu un diagnostic de TSA. 

Les auteurs ont rapporté que les enfants exposés à l’HG in utero présentaient des taux plus élevés de TSA que les enfants non exposés (rapport de risque [RR] corrigé : 1,53 ; IC à 95 % : 1,37–1,70). L’exposition à l’HG a été associée à un risque accru d’autisme lorsque l’HG était diagnostiqué pendant le premier et le deuxième trimestre de la grossesse, mais pas lorsqu’il était diagnostiqué uniquement au cours du troisième trimestre. L’association était plus marquée chez les filles que chez les garçons, et les médicaments utilisés pour traiter l’HG n’ont pas semblé être liés au risque d’autisme.

Les auteurs ont déclaré que les diagnostics d’HG pourraient être utiles pour identifier les enfants à risque susceptibles de bénéficier d’une surveillance plus étroite et d’un diagnostic plus précoce. « Un diagnostic et un traitement plus agressifs de l’HG pourraient offrir de nouvelles opportunités pour prévenir cette incapacité à vie et son impact sur les familles et la société », ont-ils ajouté.