Les virus respiratoires à ARN présentent un risque biologique de catastrophe planétaire


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Le Centre Johns Hopkins pour la sécurité sanitaire (Johns Hopkins Center for Health Security) aux États-Unis a déclaré que les virus à ARN à transmission respiratoire présentent le risque biologique de catastrophe planétaire (RBCP) le plus important pour l’humanité et appelle à mettre davantage l’accent sur le développement d’une gamme spécifique d’agents antiviraux contre les virus respiratoires à ARN.

Le centre a publié un rapport intitulé Les caractéristiques des pathogènes pandémiques qui établit un cadre pour l’identification des micro-organismes existant à l’état naturel et présentant un RBCP. Ce rapport formule des recommandations pour améliorer la préparation à ce risque.

Le travail de préparation aux maladies infectieuses porte actuellement sur une liste historique de pathogènes établie à partir des agents de guerre biologique employés, de considérations politiques et des récentes épidémies. Dans le nouveau rapport, les auteurs ont indiqué que cette approche « ne prend pas en compte les agents les plus dangereux qui sont actuellement inconnus ou sans précédents historiques ».

« La préparation à la sécurité sanitaire doit pouvoir s’adapter aux nouvelles menaces et ne pas s’attacher exclusivement à des notions historiques », a déclaré le Dr Amesh Adalja, responsable du projet. « Faire preuve d’une plus grande vivacité d’esprit face à ce problème aidera en fin de compte à éviter la survenue d’un événement lié à un RBCP. »

Pour les besoins du rapport, l’équipe du projet a interrogé plus de 120 experts techniques des milieux universitaires, industriels et gouvernementaux et a convoqué une réunion d’experts pour discuter d’une analyse préliminaire des informations recueillies. Huit recommandations clés destinées aux politiciens et à la communauté scientifique sont présentées dans le rapport.