Les transmissions nosocomiales sont à l’origine d’une hausse des cas d’Ebola en RDC


  • Mary Corcoran
  • Univadis Medical News
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Près de 6 mois après la déclaration de la flambée d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), les autorités ont annoncé qu’à la date du 29 janvier, le nombre de décès a augmenté pour atteindre 465, avec un taux global de létalité de 62 %. 

Les autorités continuent de déployer des efforts pour contenir la flambée, malgré des difficultés persistantes liées à des problèmes de sécurité et à la méfiance des communautés.

Des nombres élevés de cas ont été rapportés ces dernières semaines, avec 118 nouveaux cas entre le 9 janvier et le 29 janvier. Le nombre le plus élevé de cas durant cette période a été constaté à Katwa (80). L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré que la flambée à Katwa et à Butembo, où 7 cas ont été signalés durant la période de 21 jours, est partiellement imputable à une transmission nosocomiale dans les centres de santé privés et publics. 

Depuis le 1er décembre 2018, 86 % des cas dans ces zones s’étaient rendus ou avaient travaillé dans un établissement de santé avant ou après l’apparition de la maladie. Parmi eux, 21 % indiquaient avoir été en contact avec un établissement de santé avant l’apparition de la maladie, ce qui laisse supposer une possible transmission nosocomiale, a-t-il été indiqué. 

« Les équipes d’intervention assurent un suivi auprès des établissements de santé identifiés afin de corriger les failles en matière de triage, de détection des cas et de mesures de prévention et de contrôle des infections », a ajouté l’OMS.