Les tests diagnostiques et immunologiques du COVID-19 doivent guider le déconfinement

  • Fang FC & al.
  • Clin Infect Dis
  • 8 juin 2020

  • Par Liz Scherer
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Les tests diagnostiques du coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) et la confirmation post-infection de la présence d’anticorps spécifiques sont essentiels au déconfinement à l’échelle locale.

Pourquoi est-ce important ?

  • Il est essentiel de se familiariser aux limites des tests pour l’évaluation des infections à la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) et de l’immunité au sein de la population, en particulier à la lumière des vagues anticipées.

Points clés

  • Les tests par réaction en chaîne par polymérase après transcription inverse (Reverse Transcription-Polymerase Chain Reaction, RT-PCR) ont une sensibilité analytique élevée (limite de détection estimée : 100–1 000 copies) ainsi qu’une spécificité élevée.
  • L’écouvillonnage nasopharyngé peut favoriser la toux des patients. Il est donc nécessaire de porter un équipement de protection individuelle adéquat durant le test.
    • Autres échantillons pouvant être prélevés : écouvillons nasaux, au niveau du cornet moyen, oropharyngés et échantillons de salive ; la comparabilité repose sur la charge virale au moment de l’infection.
  • Les échantillons négatifs n’écartent pas la présence du COVID-19 ; la réalisation de nouveaux tests est justifiée en cas de suspicion clinique élevée, en particulier dans les milieux où la prévalence est plus élevée.
  • Des résultats positifs au test par PCR sont possibles dans un délai allant d’une semaine (maladie légère) à plusieurs semaines ou mois (maladie sévère) après l’apparition des symptômes, bien que l’infectivité dans ce dernier cas ne soit pas établie.
  • Même si les patients peuvent obtenir un résultat positif au test par PCR après avoir obtenu un résultat négatif, les données concernant les rechutes virologiques/cliniques réelles sont rares.
    • Les résultats non concluants nécessitent d’être confirmés par un autre test.
  • Les performances des tests sérologiques sont variables ; il est plus probable qu’une sérologie positive obtenue avec un test à faible spécificité soit un faux positif que le contraire. 
  • Les immunoglobulines de types IgM et IgG contre le SARS-CoV-2 apparaissent dès trois à six jours après l’apparition des symptômes. 
    • La quasi-totalité des patients présenteront une séroconversion en trois semaines. 
    • Les anticorps persistent pendant au moins deux mois (les résultats à plus long terme restent inconnus, étant donné le temps limité écoulé depuis l’apparition du virus).
  • Le seuil quantitatif de titres d’anticorps présentant une corrélation avec une immunité protectrice n’est pas déterminé actuellement.