Les taux de lipides avant la grossesse sont associés à une probabilité plus élevée de ne pas avoir d’enfants


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Les femmes ayant des profils de lipides défavorables avant la grossesse pourraient avoir un risque plus élevé de ne pas avoir d’enfants ou d’avoir un seul enfant. C’est ce que suggère une nouvelle étude publiée dans la revue BMJ Open

Les chercheurs ont examiné les données fusionnées de la Cohorte de Norvège et du Registre médical des naissances de Norvège portant sur 2 645 femmes ayant accouché de leur premier enfant durant la période 1994–2003, notamment 488 mères d’un seul enfant et 2 157 femmes ayant accouché deux fois ou plus, ainsi que 1 677 femmes nullipares. 

Ils ont découvert que les femmes ayant des taux élevés de cholestérol LDL, de triglycérides (TG) et des rapports TG/cholestérol HDL élevés, et que celles ayant des taux faibles de HDL présentaient un risque accru de ne devenir enceinte qu’une seule fois au cours de la vie. Des taux élevés de cholestérol LDL et de cholestérol total ont été associés à un risque plus élevé de ne pas avoir d’enfants, tandis que ce constat s’est révélé vrai chez les femmes en surpoids et obèses pour tous les lipides examinés, ont déclaré les auteurs. 

Selon eux, ces résultats fournissent un possible fondement biologique à l’existence d’une voie mécaniste commune à la réduction de la fertilité et aux maladies cardiovasculaires. « Notre étude suggère que l’association observée auparavant entre faible parité et risque accru de MCV pourrait être biaisée par des taux de lipides préexistants nocifs », ont-ils conclu.