Les taux d’infection au virus de l’hépatite B restent élevés en Europe

  • European Centre for Disease Prevention and Control
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  • 2 juil. 2018

  • Par Priscilla Lynch
  • Résumés d'articles
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Le nombre d’infections au virus de l’hépatite B (VHB) récemment diagnostiquées qui ont été rapportées par les pays d’Europe reste élevé, selon les nouvelles données de surveillance du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (European Centre for Disease Prevention and Control, ECDC).

En 2016, 30 pays de l’Union européenne/de l’Espace économique européen (UE/EEE) ont rapporté 29 307 cas d’infections au VHB, ce qui équivaut à un taux brut de 5,5 cas pour 100 000 habitants.

Parmi ces cas, 8,6 % ont été rapportés comme étant des infections aiguës, 60,3 % comme étant des infections chroniques, 30,0 % comme étant des cas indéterminés et 1,1 % comme étant des cas impossibles à classer. Le Royaume-Uni (mis à part l’Écosse) a rapporté 57,7 % de l’ensemble des cas d’infections chroniques.

Le taux de cas d’infections aiguës continue de baisser, ce qui correspond aux tendances constatées à l’échelle mondiale et reflète selon toute vraisemblance l’impact des programmes de vaccination nationaux, indique le rapport.

Parmi les cas d’infections aiguës rapportés pour lesquels les informations disponibles sont complètes, la transmission hétérosexuelle s’est avérée être la voie de transmission la plus fréquente (30,2 %), suivie de la transmission nosocomiale (16,6 %) et de la transmission chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (12,4 %).

Parmi les cas d’infections chroniques, la transmission nosocomiale (32,6 %) et la transmission mère-enfant (31,6 %) ont été les principales voies de transmission rapportées.

Il est nécessaire de continuer à étendre les programmes de prévention et de contrôle si les pays européens souhaitent atteindre l’objectif de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) d’élimination du virus de l’hépatite B d’ici 2030, note le rapport.