Les taux d’infection au site de l’opération diffèrent selon le sexe pour certaines interventions


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle étude a identifié des différences liées au sexe concernant le risque d’infection au site de l’opération (ISO) après certaines interventions.

La recherche, présentée à l’occasion du Congrès européen de microbiologie clinique et de maladies infectieuses (European Congress of Clinical Microbiology & Infectious Diseases) de cette année qui s’est déroulé à Amsterdam aux Pays-Bas, suggère qu’il pourrait y avoir des différences biologiques sous-jacentes dans la façon dont les hommes et les femmes répondent à certaines interventions.

L’étude s’est appuyée sur des données nationales relatives aux interventions chirurgicales et aux infections nosocomiales en Allemagne entre 2008 et 2017. Les résultats ont été corrigés pour prendre en compte les facteurs de risque d’ISO connus, notamment l’âge, l’état physique préopératoire, la classe de contamination des plaies, la durée de la chirurgie et la saison.

Seize types d’intervention ont été identifiés, avec 1 286 437 interventions individuelles et 19 792 ISO.

L’analyse des données a révélé que les patients de sexe masculin faisant l’objet d’une chirurgie orthopédique et abdominale étaient significativement plus susceptibles de développer une ISO que les patientes. En revanche, les taux d’ISO étaient significativement plus élevés chez les femmes à la suite d’une chirurgie cardiaque et vasculaire et après une chirurgie générale (chirurgie réparatrice de hernie et chirurgie de la thyroïde).

Pourtant, au sein des groupes chirurgicaux, les interventions individuelles ont révélé des résultats mitigés. Les hommes étaient par exemple deux fois plus susceptibles de développer une ISO à la suite d’interventions arthroscopiques, tandis que la probabilité d’ISO chez les patients faisant l’objet d’un remplacement d’une hanche en raison d’une fracture n’a pas différé de manière significative.