Les survivants d’un cancer pédiatrique présentent une moins bonne SG en cas de seconde tumeur maligne

  • Lynch KT & al.
  • J Surg Oncol

  • Univadis
  • Clinical Summary
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À retenir

  • Le fait de survivre à un cancer pédiatrique est associé à un diagnostic de seconde tumeur maligne à un âge plus précoce et à une survie globale (SG) moins favorable.
  • Les secondes tumeurs malignes évaluées étaient le cancer colorectal (CCR), le mélanome et le cancer du sein (CS).

Pourquoi est-ce important ?

  • Il est nécessaire de respecter plus strictement les recommandations de santé publique qui préconisent un dépistage plus intensif des secondes tumeurs malignes au sein de cette population.
  • Ces patients pourraient nécessiter un traitement plus agressif en cas de seconde tumeur maligne.

Méthodologie

  • Une étude de cohorte rétrospective a été menée auprès de 224 survivants d’un cancer pédiatrique qui avaient reçu un second diagnostic de tumeur maligne, comparativement à 1 392 670 patients présentant une première tumeur maligne à l’âge adulte, à partir de la base de données américaine Surveillance, épidémiologie et résultats finaux (Surveillance, Epidemiology, and End Results).
  • Financement : bourse de recherche du mémorial Rebecca Clary Harris (Rebecca Clary Harris Memorial Fellowship) ; autres.

Principaux résultats

  • Les trois types de secondes tumeurs malignes ont été diagnostiqués à un âge plus précoce chez les survivants d’un cancer pédiatrique, comparativement aux patients présentant une première tumeur maligne à l’âge adulte (P < 0,01 pour tous) :
    • CS : 37,6 ans, contre 61,3 ans.
    • CCR : 35,0 ans, contre 67,1 ans.
    • Mélanome : 29,6 ans, contre 61,3 ans.
  • Un CS plus avancé au moment du diagnostic (stade III ou IV) était plus fréquent chez les survivants d’un cancer pédiatrique :
    • 25,2 %, contre 16,5 % (P = 0,01).
  • Ils étaient également moins susceptibles de présenter un CS de type luminal A, plus facile à traiter :
    • 48,6 %, contre 66,9 % (P = 0,01).
  • Parmi les patients ayant reçu un diagnostic de seconde tumeur maligne, la SG était moins favorable (rapport de risque [RR] corrigé pour prendre en compte l’âge) chez les survivants d’un cancer pédiatrique, comparativement aux patients atteints d’une première tumeur maligne (P < 0,01 pour tous) :
    • CCR : 2,449.
    • Mélanome : 6,503.
    • CS : 3,383.

Limites

  • Il s’agit d’une étude rétrospective et observationnelle.
  • Les comorbidités et le contexte génétique n’étaient pas connus.
  • La survie spécifique au cancer n’a pas été évaluée.