Les survivantes d’un cancer pédiatrique font face à un risque accru de cancer du sein

  • Ehrhardt MJ & al.
  • J Clin Oncol
  • 10 mai 2019

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Les survivantes d’un cancer pédiatrique font face à un risque accru de cancer du sein, d’après l’étude de cohorte à vie de l’hôpital St. Jude.

Pourquoi est-ce important ?

  • Une surveillance par imagerie est nécessaire pour cette population, de préférence par double imagerie (IRM/mammographie).
  • Des doses plus élevées d’anthracyclines et de radiothérapie thoracique sont fréquemment utilisées dans le cadre du traitement du lymphome.

Protocole de l’étude

  • Une cohorte prospective de 1 467 femmes âgées de 18 ans et plus a été analysée 10 ans après un diagnostic de cancer pédiatrique.
  • Financement : NIH ; autres.

Principaux résultats

  • 56 femmes ont développé 68 cancers du sein (principalement invasifs et in situ) à un âge médian de 38,6 ans, avec une incidence cumulée à 35 ans de 1 % (en l’absence de radiothérapie thoracique) et de 8 % (10 Gy ou plus de radiothérapie thoracique).
  • Le cancer du sein était associé aux facteurs suivants :
    • 20 Gy ou plus de radiothérapie thoracique (comparativement à l’absence d’exposition ; RRIc : 7,6 ; P 
    • l’exposition aux anthracyclines (comparativement à l’absence d’exposition ; 1–249 mg/m2 : RRIc de 2,6 [P = 0,034] ; 250 mg/m2 ou plus : RRI de 13,4 [P 
    • la présence d’un gène de prédisposition au cancer du sein (par ex., BRCA1, BRCA2 et TP53), comparativement à l’absence de gène de prédisposition (RRIc : 23,0 ; P 
  • Une dose d’anthracyclines supérieure ou égale à 250 mg/m2 demeurait associée de manière significative à un risque accru de cancer du sein dans les modèles excluant les mutations génétiques prédisposantes, l’exposition à 10 Gy ou plus de radiothérapie, ou les deux.
  • La sensibilité/spécificité était de 53,8/96,3 % pour la mammographie seule, de 69,2/91,4 % pour l’IRM seule, et de 85,8/99,7 % pour la double imagerie.

Limites

  • La dosimétrie des rayonnements n’est disponible que pour le thorax, pas pour les seins.