Les suppléments en micronutriments peuvent-ils protéger contre la fragilité ?


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle recherche publiée dans la revue Journal of the American Medical Directors Association (JAMDA) suggère que des niveaux plus faibles de micronutriments spécifiques sont associés à la pré-fragilité et à la fragilité. 

Des chercheurs de l’Étude longitudinale irlandaise sur le vieillissement (TILDA), à l’Université de la Trinité de Dublin (Trinity College Dublin) en Irlande, ont examiné les associations entre les taux de vitamine B12, de folate, de vitamine D, de lutéine et de zéaxanthine et la fragilité chez 4 068 adultes âgés d’au moins 50 ans et vivant dans la communauté. La fragilité a été évaluée à l’aide du phénotype de la fragilité (Frailty Phenotype), de l’indice de la fragilité (Frailty Index) et de l’échelle FRAIL (FRAIL Scale). 

L’étude a révélé que l’ensemble des trois mesures de la fragilité étaient associées à des taux plus faibles de lutéine (rapports des risques relatifs [RRR] : 0,43–0,63], de zéaxanthine (RRR : 0,49–0,63) et de vitamine D (RRR : 0,51–0,75) et à l’accumulation d’insuffisances en micronutriments (RRR : 1,42–1,90). 

Des associations atténuées mais significatives ont également été observées avec toutes les mesures de la pré-fragilité pour la lutéine, la vitamine D et un certain nombre d’insuffisances en micronutriments. 

« Nos données suggèrent qu’un faible statut en micronutriments pourrait servir de marqueur facilement modifiable et de cible d’intervention pour la fragilité chez les adultes âgés de 50 ans ou plus », ont déclaré les auteurs. Ils suggèrent que la supplémentation en micronutriments pourrait être une stratégie rentable pour prévenir et intervenir dans la progression de la fragilité.