Les stéroïdes compromettent-ils l’efficacité des IPCI chez les patients atteints de métastases cérébrales du CBNPC ?

  • Lauko A & al.
  • Sci Rep

  • Univadis
  • Clinical Summary
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À retenir

  • Chez les patients atteints de métastases cérébrales associées à un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) qui présentent un faible rapport neutrophiles/lymphocytes (RNL), l’administration initiale de stéroïdes pour traiter la fatigue, la dyspnée, la perte de l’appétit et d’autres symptômes liés au cancer est associée à une survie globale (SG) significativement moins favorable après l’instauration d’un traitement par inhibiteurs de point de contrôle immunitaire (IPCI).

Pourquoi est-ce important ?

  • Lors de la prise de décision concernant l’administration de stéroïdes à un patient atteint d’un CBNPC et de métastases cérébrales, le RNL est un marqueur clinique facilement disponible et objectif pour identifier les patients qui pourraient mal répondre.

Méthodologie

  • 171 patients ayant reçu un traitement par IPCI après un diagnostic de métastases cérébrales associées à un CBNPC ont été inclus, dont 36 ont reçu un traitement initial par stéroïdes (durée médiane : 2 mois).
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • L’administration initiale de stéroïdes était associée à une SG significativement moins favorable (rapport de risque corrigé [RRc] : 1,82 ; P = 0,03), indépendamment de la dose ou de la durée du traitement.
  • L’administration initiale de stéroïdes était également associée à une réduction significative de la survie sans progression (SSP) intracrânienne (RRc : 1,66 ; P = 0,045).
  • Un RNL supérieur ou égal à 5 était associé à une SG significativement moins favorable (RRc : 1,64 ; P = 0,04), mais il n’était associé à aucune réduction de la SSP intracrânienne.
  • Une numération des neutrophiles supérieure à 8 000 cellules/mm3 était associée à une SG médiane significativement moins favorable, comparativement à une numération inférieure à 8 000 cellules/mm3 (7,2 mois, contre 18,7 mois ; P = 0,0001).
  • Aucune association n’a été identifiée entre la numération des lymphocytes et la SG.
  • L’administration initiale de stéroïdes était associée à une SG significativement moins favorable chez les patients présentant un RNL inférieur à 4 (26,1 mois, contre 15,6 mois ; P = 0,032), mais pas chez ceux présentant un RNL de 4 ou plus.

Limites

  • Il s’agissait d’une étude rétrospective.