Les soins de soutien démontrent leur utilité dans le cadre du cancer gastro-œsophagien métastatique

  • Lu Z & al.
  • J Clin Oncol
  • 8 janv. 2021

  • Par Jim Kling
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Un soutien nutritionnel et psychologique peut entraîner une amélioration des résultats de survie dans le cadre du cancer œsophagien métastatique.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le cancer œsophagien est fréquemment associé à une malnutrition, et la perte de poids est associée à une réduction de la survie.

Méthodologie

  • Un essai contrôlé randomisé de phase III a été mené (n = 328).
  • Le groupe d’intervention a fait l’objet d’une évaluation par des diététiciens, d’un examen physique et d’un test d’hématologie.
    • Des interventions nutritionnelles ont été mises en place selon les besoins.
    • Une évaluation psychologique a été réalisée à l’aide d’un thermomètre de détresse, de l’échelle hospitalière d’évaluation de l’anxiété et de la dépression (Hospital Anxiety and Depression Scale) et du questionnaire sur la santé du patient à 9 items (Patient Health Questionnaire-9).
    • Des séances de psychothérapie individuelles et familiales ainsi que des psychotropes ont été fournis selon les besoins.
  • Financement : Programme national clé de recherche et développement de Chine ; Programme de la commission municipale des sciences et des technologies de Pékin.

Principaux résultats

  • Le groupe d’intervention a obtenu une survie globale (SG) médiane plus élevée :
    • 14,8 mois, contre 11,9 mois.
    • Rapport de risque (RR) de 0,68 (P = 0,021).
  • La SG médiane était également plus élevée dans les sous-groupes de traitement atteints : 
    • d’un adénocarcinome de la jonction gastro-œsophagienne : RR de 0,76 (IC à 95 % : 0,55–1,04) ; et
    • d’un carcinome épidermoïde de l’œsophage : RR de 0,61 (IC à 95 % : 0,34–1,09).
  • La fréquence des événements indésirables était similaire entre les deux groupes.
  • Les interventions ont entraîné des améliorations à la semaine 9 au niveau des scores de qualité de vie (QdV) concernant la fonction émotionnelle (effet corrigé : 5,87 ; P = 0,048) et la fonction cognitive (effet corrigé : 5,77 ; P = 0,039).

Limites

  • L’étude a été menée dans un seul institut en Chine.