Les produits laitiers sont associés à une réduction du risque de maladies cardiovasculaires


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Même si certaines recommandations alimentaires préconisent de minimiser la consommation de produits laitiers entiers, de nouveaux résultats de l’étude d’épidémiologie prospective en milieu urbain et rural (PURE) suggèrent que la consommation de produits laitiers pourrait en fait réduire le risque de maladies cardiovasculaires (MCV) et de mortalité. 

Dans le cadre de l’étude PURE, la consommation de produits laitiers a été évaluée chez plus de 136 380 personnes âgées de 35–70 ans dans 21 pays qui ont été suivies pendant une moyenne de 9,1 ans. 

Par rapport à l’absence de consommation de produits laitiers, la consommation de plus de deux portions quotidiennes de produits laitiers a été associée à un risque plus faible de survenue des événements du critère composite d’évaluation, à savoir la mortalité ou les événements cardiovasculaires majeurs (RR : 0,84 ; IC à 95 % : 0,75–0,94 ; Ptendance = 0,0004), la mortalité totale (RR : 0,83 ; IC à 95 % : 0,72–0,96 ; Ptendance = 0,0052), la mortalité cardiovasculaire (RR : 0,77 ; IC à 95 % : 0,58–1,01 ; Ptendance = 0,029), les maladies cardiovasculaires majeures (RR : 0,78 ; IC à 95 % : 0,67–0,90 ; Ptendance = 0,0001), et l’AVC (RR : 0,66 ; IC à 95 % : 0,53–0,82 ; Ptendance = 0,0003). Aucune association significative avec l’infarctus du myocarde n’a été constatée.

Même si les recommandations alimentaires préconisent de restreindre la consommation de produits laitiers entiers en raison de préoccupations liées à un effet indésirable sur les lipides sanguins, selon les auteurs, qui ont présenté leurs résultats dans la revue The Lancet, cette étude suggère que la consommation de produits laitiers ne devrait pas être découragée et qu’elle devrait « peut-être même être encouragée dans les pays à revenus faibles et à revenus intermédiaires où la consommation de produits laitiers est faible ».