Les premiers « Docteurs juniors » en oncologie médicale prendront leurs fonctions en novembre 2021

  • Nathalie Barrès
  • Actualités Médicales
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Le statut de « Docteur junior » est défini par le décret du 3 juillet 2018 et l’arrêté du 16 janvier 2020. Les premiers Docteurs juniors en oncologie médicale prendront leurs fonctions en novembre 2021. Pour être nommé Docteur Junior, l’étudiant en 3ème cycle de médecine doit avoir validé l’ensemble des connaissances et compétences de la phase 2 de sa spécialité, soutenu avec succès la thèse telle que définie par l’article R. 632-23 du code de l’éducation et obtenu son diplôme d’État de docteur en médecine. 


Le Docteur Junior exerce « des fonctions de prévention, de diagnostic et de soins avec pour objectif de parvenir progressivement à une pratique professionnelle autonome. » Le Docteur Junior poursuit sa formation en autonomie supervisée avec un praticien responsable du lieu de stage et en lien avec le coordonnateur local de la spécialité. Un contrat de formation encadre la diversification des actes à réaliser dans le but d’une autonomie croissante. Le stage peut se faire exceptionnellement sur deux institutions différentes après avoir établi une convention spécifique. Les services doivent toujours répondre aux conditions d’agrément principal en oncologie médicale de niveau III, avoir une activité d’oncologie générale ou spécialisée, avec présence à temps complet de deux médecins spécialistes dont au moins un titulaire du DES d’oncologie médicale.
 

Quelles sont les compétences à acquérir ?
Le Docteur Junior doit acquérir des compétences cliniques, techniques et comportementales, notamment : savoir gérer les situations habituelles de prise en charge d’un patient atteint de cancer ; assurer la gestion médicale et relationnelle avec un patient ; se faire aider dans des situations plus complexes ou de tumeurs rares. Le Docteur Junior doit pouvoir avoir accès d’abord comme observateur puis comme acteur aux réunions de concertations pluridisciplinaires, aux consultations (d’annonce, de suivi, de recours), à l’hospitalisation conventionnelle et de jour (gestion des prescriptions et adaptations posologiques des antitumoraux, participation à l’activité de soin de support, gestion des complications), à l’activité de recherche clinique, ainsi que, s’il le souhaite, aux activités d’enseignement, aux astreintes et aux gardes. Le praticien responsable devra effectuer une revue de toutes les activités réalisées par le Docteur Junior, ainsi que des courriers et/ou comptes rendus transmis. Le rythme de cette revue pourra être espacé dans le temps avec l’augmentation de l’autonomie du Docteur Junior. Le Docteur Junior n’est pas habilité à encadrer d’autres étudiants de 3ème cycle et ne doit pas passer la majorité de son temps en service d’hospitalisation complète.
 

Un parcours fléché
En fonction des stages déjà effectués et des besoins de formations du Docteur Junior, celui-ci devra suivre un parcours fléché, organisé par exemple sur au moins 2 localisations tous les 6 mois parmi les suivantes : sénologie, gynécologie, thoracique, ORL, digestif, urologie, dermatologie, neurologie, sarcomes et tumeurs rares.