Les préjudices pourraient l’emporter sur les bénéfices concernant le traitement de la PAS située dans l’intervalle de 130–140 mmHg


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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L’abaissement de la pression artérielle à des fins de prévention primaire dans l’intervalle de pression artérielle systolique (PAS) de 130–140 mmHg n’apporte aucun bénéfice sur le plan cardiovasculaire, mais accroît le risque d’événements indésirables, selon une revue et une méta-analyse publiées cette semaine dans la revue BMJ Open

Pour les besoins de l’étude, des chercheurs ont examiné les données de 18 essais randomisés contrôlés par placebo ayant inclus 92 567 participants, afin d’évaluer l’effet d’un traitement antihypertenseur sur les résultats dans l’intervalle de 130–140 mmHg pour la PAS.

Les auteurs ont rapporté qu’un traitement antihypertenseur à des fins de prévention primaire était associé à un effet neutre sur la mortalité toutes causes confondues (risque relatif [RR] : 1,00 ; IC à 95 % : 0,95–1,06) et sur les événements cardiovasculaires majeurs (RR : 1,01 ; IC à 95 % : 0,96–1,06). Ils ont cependant noté qu’il entraînait un risque accru d’événements indésirables conduisant à l’arrêt du traitement (RR : 1,23 ; IC à 95 % : 1,03–1,47). 

Dans le cadre de la prévention secondaire de la maladie de l’artère coronaire (MAC), un traitement antihypertenseur a été associé à une réduction du risque de mortalité toutes causes confondues et d’événements cardiovasculaires majeurs, mais à un risque multiplié par plus de deux d’événements indésirables conduisant à l’arrêt du traitement. 

Les auteurs ont indiqué que, globalement, les résultats ne plaident pas en faveur d’un traitement antihypertenseur dans l’intervalle de 130–140 mmHg pour la PAS, excepté pour les patients atteints d’une MAC établie. Ils ont ajouté que, même chez ce groupe, « les bénéfices doivent être comparés aux préjudices potentiels pour chaque patient ».