Les plus jeunes survivants d’un cancer du sein présentent un risque trois fois plus élevé d’ICC tardive

  • Lee J & al.
  • Cancer
  • 27 août 2019

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les plus jeunes survivants d’un cancer du sein (diagnostiqués à l’âge de 50 ans ou moins) peuvent présenter un risque près de 3 fois plus élevé d’insuffisance cardiaque congestive (ICC) tardive (plus de 2 ans après le diagnostic) que les personnes n’ayant pas eu de cancer, d’après une étude nationale coréenne.
  • L’exposition aux taxanes et aux anthracyclines contribue à ce risque supplémentaire.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les cliniciens doivent utiliser un indice de suspicion d’ICC tardive chez les jeunes survivants d’un cancer du sein, en particulier chez ceux ayant reçu des taxanes et des anthracyclines.

Protocole de l’étude

  • 91 227 survivants d’un cancer du sein ont été comparés à 273 681 « témoins » sans cancer, appariés selon l’âge et le sexe, à partir de la base de données nationale coréenne des informations de santé (2007–2013).
  • Financement : Fonds de recherche de l’Université de Soonchunhyang.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 3,1 ans pour les survivants du cancer du sein, et de 3,2 ans pour les témoins.
  • L’incidence d’ICC tardive était de 0,7 % chez les survivants, contre 0,5 % chez les témoins.
  • Les survivants d’un cancer du sein présentaient une augmentation de près de 40 % du risque d’ICC tardive (rapport de risque [RR] : 1,396 ; IC à 95 % : 1,268–1,538).
    • Les cas plus jeunes faisaient face à un risque 3 fois plus important que les témoins (RR : 2,903 ; IC à 95 % : 2,425–3,474).
    • Les cas plus âgés (66 ans ou plus) ne présentaient aucun risque supplémentaire.
  • Les facteurs contribuant au risque supplémentaire incluaient :
    • la prise d’anthracyclines (comparativement à l’absence d’anthracyclines) : RR de 1,303 (IC à 95 % : 1,059–1,604) ;
    • la prise de taxanes (comparativement à l’absence de taxanes) : RR de 1,495 (IC à 95 % : 1,217–1,837).
  • Aucune association n’a été observée pour le trastuzumab, la radiothérapie ou l’endocrinothérapie.

Limites

  • Protocole rétrospectif et observationnel.
  • La durée de suivi pourrait avoir été trop courte.