Les personnes travaillant de nuit ont des scores plus élevés d’hyperactivité vésicale


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Les personnes travaillant de nuit ont un score plus élevé d’hyperactivité vésicale s’accompagnant d’une détérioration de la qualité de vie, selon les résultats d’une nouvelle étude prospective présentée à l’occasion du 34e congrès de l’Association européenne d’urologie (European Association of Urology), qui s’est déroulé le week-end dernier à Barcelone, en Espagne. 

Pour les besoins de l’étude, les chercheurs de l’Hôpital Sant’Andrea à Rome ont interrogé 68 hommes et 68 femmes entre mars et octobre 2018, tous âgés de moins de 50 ans. Toutes ces personnes travaillaient au sein du système de santé national italien, dont 66 des volontaires travaillaient de nuit, avec un service de nuit d’une durée moyenne de 11 heures. Les 70 personnes travaillant de jour comptaient en moyenne 9,1 heures de travail par jour. 

Les chercheurs ont découvert que les personnes travaillant de nuit avaient rapporté un taux significativement plus élevé de vessie hyperactive et une moins bonne qualité de vie, par rapport aux travailleurs de jour. 

« Nous savons que le travail de nuit à long terme est stressant et qu’il est associé à un accroissement des niveaux de problèmes de santé. Ces travaux montrent que les personnes travaillant constamment de nuit peuvent présenter un taux de pollakiurie plus élevé ainsi qu’une baisse de leur qualité de vie. Par ailleurs, ces changements que nous avons mesurés concernent des agents de santé, qui sont eux-mêmes chargés de s’occuper du bien-être de patients. Si les agents de santé sont eux-mêmes indisposés, cela conduit inévitablement à une qualité plus faible des soins apportés aux patients », a déclaré le chercheur principal de l’étude, le Dr Cosimo De Nunzio.