Les personnes sans domicile fixe présentent une prévalence élevée du risque de lésions cérébrales


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Une personne sur deux qui est sans domicile fixe a pu faire l’expérience d’une lésion traumatique du cerveau (LTC) au cours de sa vie, selon une étude publiée dans la revue The Lancet Public Health. 

Les auteurs de l’étude déclarent que les agents de santé ont besoin d’avoir une meilleure connaissance du fardeau des LTC et des effets qui y sont associés chez les personnes sans domicile fixe. 

Dans le cadre d’une revue systématique et d’une méta-analyse, les chercheurs ont examiné les données issues de 38 études afin d’évaluer la prévalence des LTC chez les personnes sans domicile fixe ou dont la situation de logement est instable. 

Les auteurs ont estimé que la prévalence à vie des LTC, toutes sévérités confondues, chez les personnes sans domicile fixe et logées de façon précaire (21 études ; n = 11 417) était de 53,4 % et que la prévalence à vie des LTC modérées ou sévères (12 études ; n = 6 302) était de 24,9 %.  

Ils ont avancé l’hypothèse selon laquelle la prévalence à vie des LTC au sein de cette population pourrait être entre 2,5 fois et 4 fois plus élevée que dans la population générale, tandis que la prévalence des LTC modérées ou sévères pourrait être presque 10 fois plus élevée.

« Étant donné la prévalence élevée des LTC modérées ou sévères et le nombre considérable de personnes présentant des signes de lésions induites par un traumatisme visibles par imagerie par résonance magnétique (IRM), il convient d’abaisser chez cette population le seuil d’orientation des patients vers des spécialistes en neuro-imagerie à la suite d’une lésion de la tête », ont-ils affirmé.