Les patients atteints d’un psoriasis doivent-ils faire l’objet d’un dépistage des troubles mentaux ?


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Les résultats de deux nouvelles études, portant sur le lien entre le psoriasis et les troubles de santé mentale et qui se sont appuyées sur des cohortes populationnelles, ont été publiés dans la revue JAMA Dermatology et ont suscité des appels pour que les patients atteints d’un psoriasis fassent l’objet d’un dépistage des troubles mentaux. 

Michelle Z. Leisner et ses collègues ont examiné les données issues de registres basés sur la population au Danemark et ont découvert que les personnes atteintes d’un psoriasis avaient un risque plus élevé de présenter des troubles mentaux, notamment une dépression, un trouble bipolaire, une anxiété et une démence vasculaire. 

Dans une étude distincte s’étant appuyée sur des données de l’Agence de recherche et d’évaluation d’assurance maladie de la Corée du Sud datant de 2002 et de 2013, Chul Hwan Bang et ses collègues ont également identifié un lien entre le psoriasis et les troubles de santé mentale, notamment des épisodes dépressifs. 

Écrivant dans un éditorial associé à l’étude, April W. Armstrong a souligné comment la recherche a démontré que les patients dont le psoriasis est traité avec succès présentent une diminution des périodes de dépression et une amélioration de leur qualité de vie. 

Au vu de ces résultats, April W. Armstrong a déclaré que l’instauration précoce d’un traitement approprié des maladies cutanées est important pour diminuer les comorbidités de santé mentale. « Même dans nos cliniques où le rythme est soutenu, le dépistage des troubles mentaux chez les populations à risque élevé peut s’avérer profitable », a-t-elle indiqué. 

April W. Armstrong suggère l’utilisation de l’outil de dépistage intitulé « Questionnaire sur la santé du patient 2 » (Patient Health Questionnaire-2) pour la dépression. « Les patients ayant un résultat positif au dépistage d’un trouble dépressif doivent être orientés vers un professionnel de santé mentale pour faire l’objet de plus amples évaluations », a-t-elle indiqué.