Les patients appartenant à une minorité sexuelle ou de genre préfèrent indiquer leur orientation sexuelle de façon non verbale


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Les résultats d’une nouvelle étude suggèrent que les patients appartenant à une minorité sexuelle ou de genre (MSG) pourraient préférer fournir les informations sur leur orientation sexuelle et leur identité de genre (OSIG) par le biais d’une autodéclaration non verbale lors de l’inscription, plutôt qu’un personnel infirmier les recueille verbalement. 

L’étude de cohorte appariée Demande d’approches centrées sur les patients en matière d’orientation sexuelle et d’identité de genre dans les services des urgences (EQUALITY) a inclus 540 adultes et testé les deux approches différentes de recueil de l’OSIG sur une période de 13 mois. 

Les adultes s’identifiant comme appartenant à une MSG ont été appariés par âge et sévérité de la maladie à des patients s’identifiant comme hétérosexuels et cisgenres (n’appartenant pas à une MSG) et à des patients dont les informations sur l’OSIG faisaient défaut. La satisfaction des patients a été mesurée au moyen d’une échelle modifiée provenant du sondage des patients par la boîte à outils d’évaluation du climat de communication (Communication Climate Assessment Toolkit, CCAT).

L’étude a révélé que les patients appartenant à une MSG présentaient des scores CCAT significativement meilleurs lorsqu’un formulaire d’inscription non verbal était utilisé, par rapport au recueil verbal effectué par le personnel infirmier, tandis qu’aucune différence significative n’a été constatée entre les deux approches chez les patients n’appartenant pas à une MSG.  

Les auteurs, qui ont présenté les résultats dans la revue JAMA Open Network, ont déclaré : « Les recherches antérieures ont indiqué que de nombreux patients appartenant à une MSG ont le sentiment que divulguer leur OSIG à un clinicien est aussi difficile que de le divulguer à d’autres personnes dans leur vie. Les résultats de notre étude sont donc essentiels pour que le recueil de l’OSIG soit mis en œuvre par le biais d’une approche centrée sur les patients. »