Les patients à risque élevé font preuve d’un faible intérêt pour le dépistage du cancer du poumon

  • Byrne MM & al.
  • Cancer Med
  • 6 août 2019

  • Par Craig Hicks
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les patients à risque élevé font preuve d’un faible intérêt pour le dépistage du cancer du poumon (DCP) et sont plus préoccupés par les coûts à leur charge que par les bénéfices ou les risques potentiels.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les patients doivent être sensibilisés et soutenus afin de prendre des décisions éclairées lorsqu’un DCP est envisagé.

Protocole de l’étude

  • Les chercheurs ont réalisé une analyse conjointe, une technique statistique basée sur une enquête qui est utilisée dans les études de marché, afin d’évaluer la propension et les préférences des patients en matière de DCP.
  • Les participants à l’enquête étaient des patients éligibles au DCP, sans antécédents de cancer du poumon, et qui avaient des antécédents de tabagisme d’au moins 20 paquets-années (N = 210 ; âge moyen : 61 ± 8,5 ans ; 51,9 % de femmes).
  • Financement : Institut national américain du cancer (National Cancer Institute).

Principaux résultats

  • La propension moyenne au DCP sur une échelle de 1 à 9 était de 3,63 ± 1,6.
  • Importance relative moyenne des attributs du programme de DCP, du plus important au moins important :
    • les coûts à la charge du patient (27,3 ± 17,7) ;
    • la recommandation d’un prestataire de soins de santé (24,8 ± 13,4) ;
    • la réduction de la mortalité (17,2 ± 8,9) ;
    • le taux de résultats faux positifs (15,8 ± 10,4) ;
    • la facilité d’accès (14,8 ± 7,3).
  • Sur 22 scénarios hypothétiques, la propension moyenne au DCP allait de 2,60 ± 2,00 à 5,57 ± 2,13.
    • Le meilleur scénario impliquait un coût à la charge du patient de 100 $, une réduction de 10 % de la mortalité, le fait que le dépistage soit recommandé par le médecin généraliste, un taux de résultats faux positifs de 10 % et une localisation peu pratique, mais une ouverture les soirs et le week-end. 
    • Même avec ces attributs, la volonté moyenne de se faire dépister était juste au-dessus du point intermédiaire entre « non, sans aucun doute » et « oui, sans aucun doute ».

    Limites

    • La propension au dépistage et les préférences en termes d’attributs établis dans le cadre d’un scénario hypothétique sont traitées comme une propension et des préférences réelles.