Les obstacles aux soins et l’altération de la santé mentale augmentent la mortalité après un test sérologique du VIH

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Messages principaux

  • Les personnes infectées par le VIH signalent davantage d’obstacles aux soins et une plus forte altération de la santé mentale que ceux qui n’ont pas d’infection à VIH.
  • Ces facteurs augmentent la mortalité à 5 ans après un test sérologique du VIH, indépendamment du statut sérique, et devraient être utilisés pour identifier les personnes à risque élevé.

Des facteurs contextuels ont un effet important sur la survie des personnes infectées par le VIH, mais les informations disponibles sont rares dans les milieux où les ressources sont limitées. Dans cette étude (menée à Durban, en Afrique du Sud), les auteurs ont identifié des facteurs prédictifs contextuels de mortalité qui pourraient être utilisés pour identifier les personnes à risque élevé nécessitant un suivi intensif, indépendamment du statut sérique.

Plus de 4 816 adultes (âge médian de 31 ans) recrutés avant un test sérologique du VIH, dont 1 897 (39 %) avaient une infection à VIH. Des données sur la survie étaient disponibles pour 2 508 participants : 380 (15 %) sont décédés au cours d’un suivi médian de 5,8 ans.

Des obstacles aux soins ont été signalés chez un plus grand nombre de patients ayant une infection à VIH, avec un effet négatif sur la survie, indépendamment du statut VIH. Chaque domaine d’obstacles supplémentaire augmentait le risque relatif (RR) de décès de 11 % dans les deux groupes.

En outre, les participants ayant une infection à VIH avaient une plus forte altération de la santé mentale que ceux qui n’étaient pas infectés par le VIH, mais l’altération de la santé mentale augmentait le risque de mortalité dans les deux groupes : pour chaque diminution du score de santé mentale de 10 points, la mortalité augmentait de 7 %.

Le risque de mortalité était plus élevé chez les personnes ayant une infection à VIH que chez ceux qui n’étaient pas infectés par le VIH, mais variait en fonction de l’âge : le RR passait de 6,59 à 20 ans à 1,13 à 60 ans.

Limites : l’analyse n’a pas été ajustée en fonction du recours au TAR ; les symptômes psychotiques et les comorbidités n’étaient pas pris en compte.