Les médicaments efficaces pour la prise en charge de la douleur causée par la polyneuropathie diabétique semblent être sous-utilisés

  • Jacob L & al.
  • Prim Care Diabetes
  • 6 janv. 2021

  • Par Miriam Tucker
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • L’utilisation de médicaments antiépileptiques (MAE) est relativement faible chez les patients ayant récemment reçu un diagnostic de polyneuropathie diabétique (PND) en Allemagne.  

Pourquoi est-ce important ?

  • La douleur neuropathique est l’un des symptômes les plus fréquents et les plus incapacitants de la PND.
  • Les MAE tels que les analogues de l’acide gamma-aminobutyrique et d’autres anticonvulsivants sont bien tolérés et associés à une diminution de la douleur neuropathique périphérique.  

Méthodologie

  • Une étude rétrospective a inclus 48 324 adultes ayant reçu un diagnostic de PND dans 1 238 cabinets de médecine générale et de diabétologie en Allemagne, durant la période 2008–2017.  
  • Financement : aucun.

Principaux résultats

  • Dans les 5 ans ayant suivi le diagnostic de PND, 16,4 % des patients s’étaient fait prescrire au moins 1 MAE à une médiane de 150 jours, 30 % d’entre eux ayant été traités le jour du diagnostic.
  • Les MAE les plus fréquemment prescrits étaient la prégabaline (46,7 %), la gabapentine (45,3 %) et la carbamazépine (4,2 %).
  • Les diabétologues étaient plus susceptibles que les médecins généralistes de prescrire de la prégabaline (55,1 %, contre 36,8 %).
  • Après des corrections, les facteurs prédictifs significatifs d’un traitement par MAE étaient (rapport de risque [RR] ; IC à 95 %) :
    • le sexe féminin : 1,22 (1,15–1,30) ;
    • le fait pour le patient d’être couvert par une assurance maladie privée : 1,22 (1,07–1,40) ;
    • le fait d’être suivi dans un cabinet de médecine générale : 1,85 (1,69–2,03) ;
    • la présence d’un taux d’HbA1c supérieur ou égal à 10 % : 1,36 (1,20–1,54) ;
    • le fait pour le patient d’avoir auparavant été orienté vers un neurologue : 1,47 (1,33–1,62) ;
    • le fait pour le patient d’avoir été hospitalisé auparavant : 1,51 (1,34–1,70) ; 
    • la présence d’un diagnostic de dépression : 1,15 (1,07–1,24) ; et
    • la présence d’un diabète de type 1, par rapport à un diabète de type 2 : 1,30 (1,09–1,56).

Limites

  • Manque de détails sur la sévérité et les complications.
  • Les patients décédés ont été comptabilisés comme perdus de vu au suivi.
  • Aucune donnée disponible sur la durée de suivi du traitement et du diabète.