Les médicaments de la classe des TAR n’augmentent pas le risque de maladie des petits vaisseaux cérébraux dans le VIH


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Messages principaux

  • Le but de cette étude cas-témoins était de déterminer si l’exposition à tout médicament de la classe des antirétroviraux pouvait être associée à un risque accru de maladie des petits vaisseaux cérébraux (MPVC) chez les personnes d’âge mûr infectées par le VIH (PIVIH) comparativement à l’ensemble de la population.
  • Après ajustement pour les facteurs de risque cardiovasculaire spécifiques au VIH et traditionnels, l’analyse n’a montré aucun signe d’effet nuisible de la classe des TAR sur le risque de MPVC chez les PIVIH d’âge mûr, mais d’autres recherches sont nécessaires.

Des études antérieures montraient que le risque de MPVC était deux fois plus élevé chez les PIVIH que chez les témoins VIH négatifs après ajustement pour les facteurs de risque cardiovasculaire classiques. On en ignore la raison, c’est pourquoi dans cette étude, les auteurs ont évalué si la classe des médicaments antirétroviraux pourrait être un facteur de risque de MPVC, une affection associée à une atteinte cognitive, à l’accident vasculaire cérébral, à la fragilité et à une plus courte durée de vie chez les personnes âgées.

L’étude cas-témoins MicroBREAK-2 portait sur des PIVIH âgées ≥ 50 ans (âge médian de 57,6 ans, 85,7 % d’hommes) avec une virémie supprimée par TARc depuis ≥ 1 an, entre 2014 et 2017.

77 PIVIH atteintes de MPVC définie radiologiquement (cas) ont été appariées à 77 PIVIH sans MPVC (témoins) pour l’âge (± 5 ans), le sexe et l’année du diagnostic du VIH (± 5 ans). L’année médiane du diagnostic du VIH était 1992.

L’exposition à la classe des TAR était modélisée en tant qu’années cumulatives d’utilisation, sauf pour les inhibiteurs de l’intégrase, modélisés par exposition (« oui » ou « non »).

Les analyses multivariées ont été ajustées pour l’hypertension, le nadir des CD4, le rapport CD4/CD8 courant et le groupe de transmission du VIH.

Le risque croissant de MPVC n’était pas associé à l’exposition aux médicaments de la classe des TAR : inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (rapport des cotes corrigé [RCc] = 1,00), inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (RCc = 0,94), inhibiteurs de la protéase (RCc = 0,96) et/ou exposition aux inhibiteurs de l’intégrase (RCc = 0,55).

Limites : taille relativement petite de l’échantillon de l’étude ; trop peu de cas exposés aux inhibiteurs de l’intégrase, ce qui fait que l’exposition cumulative n’a pas été évaluée.