Les médicaments de l’HBP sont associés à un retard dans le diagnostic du cancer de la prostate

  • Sarkar RR & al.
  • JAMA Intern Med
  • 6 mai 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • L’utilisation des inhibiteurs de la 5-α réductase (I5-AR), chez les hommes faisant l’objet d’un dépistage de l’antigène spécifique de la prostate (Prostate-Specific Antigen, PSA), est associée à un retard dans le diagnostic de cancer de la prostate, à une maladie de stade plus avancé au moment du diagnostic et à un risque de mortalité plus élevé.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les I5-AR sont couramment utilisés dans le cadre du traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) et de la chute de cheveux.
  • Les recommandations actuelles ne mentionnent pas la suppression du PSA induite par les I5-AR (réduction de 50 % des concentrations sériques).

Protocole de l’étude

  • 80 875 patients ayant reçu un diagnostic de cancer de la prostate entre 2001 et 2015, suivis jusqu’en 2017 (médiane de 5,90 années), ont été analysés.
  • Financement : NIH.

Principaux résultats

  • 10,6 % des patients avaient reçu des I5-AR au moins 1 an avant le diagnostic de cancer de la prostate.
  • Le délai médian entre le premier taux de PSA élevé corrigé et la biopsie était significativement plus long chez les utilisateurs d’I5-AR que chez ceux recevant des bloqueurs seuls ou ne recevant aucun traitement (3,60 contre 2,11 et 1,17 ans, respectivement ; P 
  • Le PSA corrigé médian au moment de la biopsie était de 13,5 contre 6,4 et 6,4 ng/ml, respectivement (P 
  • Les patients traités par I5-AR étaient plus susceptibles de présenter un score de Gleason de 8 ou supérieur (25,2 % contre 17,0 %), un stade clinique T3–T4 (4,7 % contre 2,9 %), une atteinte ganglionnaire (3,0 % contre 1,7 %) et une maladie métastatique (6,7 % contre 2,9 %) que ceux ne recevant pas d’I5-AR (P 
  • L’utilisation d’I5-AR était associée à un risque accru de mortalité spécifique au cancer (RRI de sous-distribution : 1,39 ; P 

Limites

  • Protocole observationnel, biais d’erreurs de classification.