Les malformations congénitales sont liées au risque de cancer infantile

  • Lupo PJ & al.
  • JAMA Oncol
  • 20 juin 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Un risque significatif de cancer a été observé chez les enfants présentant des anomalies chromosomiques et des malformations congénitales non chromosomiques.
  • Plus le nombre de malformations congénitales rapportées par enfant était élevé, plus le risque était important.

Pourquoi est-ce important ?

  • S’ils sont validés prospectivement, ces résultats informeront les protocoles de surveillance du cancer chez les enfants présentant des malformations congénitales spécifiques.

Protocole de l’étude

  • 10 181 074 enfants nés entre 1992 et 2013 ont été suivis jusqu’à l’âge de 18 ans.
  • Financement : Institut pour la recherche et la prévention du cancer du Texas (Cancer Prevention and Research Institute of Texas) ; Institut national américain de la santé (National Institute of Health).

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 8,5 ans chez les enfants sans malformations congénitales, et de 8,1 ans chez les enfants présentant des malformations congénitales.
  • Comparativement aux enfants sans malformations congénitales, le risque de cancer était significatif chez :
    • les enfants présentant des anomalies chromosomiques (n = 539 567) : (rapport de risque [RR] : 11,6 ; IC à 95 % : 10,4–12,9) ;
    • les enfants présentant des malformations congénitales non chromosomiques (n = 2 123) : (RR : 2,5 ; IC à 95 % : 2,4–2,6).
  • Plus le nombre de malformations congénitales non chromosomiques est élevé, plus le risque de cancer est important.
    • Les enfants présentant au moins 4 malformations congénitales majeures étaient 5,9 fois (IC à 95 % : 5,4–6,5) plus susceptibles de recevoir un diagnostic de cancer que les enfants sans malformations. 
  • 40 des 72 schémas d’association spécifiques entre des malformations congénitales et des cancers infantiles étaient statistiquement significatifs (valeur P ajustée 
  • Les cancers les plus fréquemment associés à des malformations non chromosomiques étaient l’hépatoblastome et le neuroblastome.

Limites

  • Les procédures de surveillance des malformations congénitales manquaient d’uniformité.