Les maisons de santé ne suffisent pas toujours à convaincre les médecins


  • PR Editions Revue de presse
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La ministre de la Santé Agnès Buzyn annoncera vendredi le doublement, d'ici à 2022, du nombre de maisons de santé pluridisciplinaires, censé lutter contre les déserts médicaux. Mais ce type de mesure suscite quelques doutes. Si de nombreuses maisons de santé fonctionnent bien, d'autres restent vides, au grand dam des communes qui ont investi des sommes importantes pour les construire. La Croix cite l'exemple d'Avanton, près de Poitiers: sa maison de santé, ouverte en avril, héberge des infirmières et un ostéopathe. Mais depuis neuf mois, ses deux cabinets médicaux n'ont pas trouvé preneur. Un constat qui n'est pas isolé. De nombreux élus, n'arrivant pas à remplir leur maison de santé, ne cachent pas leur désarroi devant des médecins parfois accusés de se "vendre" au plus offrant. "Si les bâtiments restent vides, c'est souvent parce que les élus font les choses à l'envers. Ils construisent d'abord les murs et s'adressent ensuite aux médecins pour les faire venir. Alors que la première chose à faire, avant de lancer la construction, c'est d'élaborer un projet de santé cohérent en lien avec les professionnels", souligne le Dr Didier Ménard, secrétaire général de la Fédération nationale des maisons de santé.