Les lève-tôt ont un risque plus faible de cancer du sein


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Le fait d’être un lève-tôt est associé à un risque plus faible de développer un cancer du sein, par rapport au fait d’être un couche-tard. C’est ce que suggère une nouvelle recherche dans la revue BMJ. Les résultats suggèrent en parallèle que le fait de dormir plus longtemps que les sept à huit heures recommandées par nuit pourrait également entraîner un risque accru de cancer du sein.

À l’aide d’une randomisation mendélienne, une équipe internationale de chercheurs a analysé les variants génétiques associés à 3 caractéristiques spécifiques du sommeil (le chronotype, la durée du sommeil et l’insomnie), pour 180 216 femmes dans l’étude UK Biobank et 228 951 femmes dans l’étude du Consortium d’associations de lutte contre le cancer du sein (BCAC).

Une analyse observationnelle des données de l’étude UK Biobank a montré qu’une préférence pour le matin était inversement associée au cancer du sein, par rapport à une préférence pour le soir. L’analyse mendélienne des données de l’étude UK Biobank a apporté des éléments appuyant l’existence d’un effet protecteur de la préférence pour le matin sur le risque de cancer du sein. L’analyse mendélienne des données de l’étude BCAC a appuyé les résultats indiquant l’existence d’un effet protecteur de la préférence pour le matin et a démontré l’effet négatif d’une durée de sommeil accrue sur le risque de cancer du sein. 

Les auteurs ont déclaré que ces résultats « fournissent des données probantes solides de la présence d’un effet de causalité du chronotype sur le risque de cancer du sein » et qu’ils « pourraient avoir des implications sur le fait d’influencer les habitudes de sommeil de la population générale pour améliorer la santé ».